Une nouvelle ressource alimentaire pour les barges rousses
Au plus près des oiseaux sauvages...
La Réserve Ornithologique du Teich
A partir de 10h, la Réserve Naturelle du Teich vous accueille tous les jours, toute l’année !
La Réserve Ornithologique du Teich est un espace naturel préservé, aménagé pour accueillir les oiseaux sauvages et favoriser leur observation par le public. 110 hectares de boisements, roselières, prairies, marais maritimes et lagunes se répartissent du secteur continental jusqu’aux rivages maritimes du bassin d’Arcachon.
Cette diversité d’habitats naturels conditionne la présence d’un grand nombre d’espèces
Une nouvelle ressource alimentaire pour les barges rousses en halte dans la mer des Wadden
Près de 40 000 barges rousses (𝐿𝑖𝑚𝑜𝑠𝑎 𝑙𝑎𝑝𝑝𝑜𝑛𝑖𝑐𝑎 𝑡𝑎𝑦𝑚𝑦𝑟𝑒𝑛𝑠𝑖𝑠) se sont rassemblées en mai 2026 à Balgzand, dans la mer des Wadden, pour se nourrir avant de poursuivre leur migration vers la Sibérie. Jusqu’ici, le régime alimentaire de ces oiseaux était principalement composé de vers, mais une étude du centre de recherche BirdEyes et de l’Institut royal néerlandais de recherche marine (NIOZ) a montré un comportement inhabituel : les barges rousses se sont mises à consommer des corophies (𝐶𝑜𝑟𝑜𝑝ℎ𝑖𝑢𝑚 𝑠𝑝𝑝.) en très grande quantité.
Des analyses des déjections et de sélection des ressources ont établis que les femelles, avec leur bec plus long, ont continué de se nourrir sur les zones riches en vers de vase (𝐴𝑟𝑒𝑛𝑖𝑐𝑜𝑙𝑎 𝑠𝑝.) et en vers marins (𝑁𝑒𝑟𝑒𝑖𝑠 𝑠𝑝𝑝.), tandis que les mâles se sont mis à chercher leurs proies sur des zones d’eaux moins profondes, riches en corophies, où ils consomment plus de proies qu’à leur habitude.
Cette nouvelle stratégie alimentaire pourrait être liée aux effets du changement climatique. Après leur arrivée d’Afrique, les barges rousses ne disposent que de quelques semaines dans la mer des Wadden pour reconstituer leurs réserves de graisse avant d’entreprendre les 4 000 km qui les séparent de leurs zones de reproduction. Avec la fonte de plus en plus précoce de la neige dans l’Arctique, les conditions favorables à la reproduction apparaissent plus tôt, contraignant les oiseaux à accélérer leur migration en se ravitaillant plus rapidement et plus efficacement.
Face à un tel défi, les corophies peuvent-elles réellement permettre aux oiseaux de s’adapter ?
Les estimations du taux d’ingestion montrent que les mâles parviennent difficilement à atteindre leurs besoins énergétiques avec ce régime. Les chercheurs suggèrent qu’un changement récent dans la période d’abondance des corophies pourrait avoir permis aux barges rousses et à d’autres limicoles d’exploiter davantage cette ressource, mais plusieurs incertitudes demeurent. Les corophies étaient-elles déjà présentes les années précédentes ? Les proies habituellement consommées par les barges sont-elles devenues moins abondantes ou moins nutritives ?
On ignore encore dans quelle mesure l’exploitation opportuniste de nouvelles proies, elles-mêmes sujettes à des variations phénologiques, peut aider les limicoles migrateurs à faire face à la réduction de leur temps d’alimentation en halte migratoire.
Avec plus de 10% de la population mondiale de barges rousses, le site de Balgzand offre, selon le Dr Bom, un spectacle aussi magnifique que révélateur : « Depuis la digue, on peut observer les barges rousses sans les déranger. C’est aussi là qu’on ressent l’urgence de la situation. Ces oiseaux travaillent sans relâche, jusqu’à 12 heures par jour, pour constituer d’importantes réserves de graisse en quelques semaines seulement. »
Célébrée le 6 septembre, la Journée mondiale des Limicoles invite chaque année les ornithologues amateurs et expérimentés du monde entier à participer au recensement international des oiseaux de rivage : une semaine pour compter et faire connaître les limicoles de tous horizons.
Pour l’occasion, la Réserve ornithologique du Teich invite ses visiteurs à compter les limicoles présents sur le site du 1er au 6 septembre 2026 :
2️⃣ Complétez-la au fur et à mesure de votre visite de la Réserve.
Thomas Ferrari, responsable scientifique de la Réserve, sera présent sur les sentiers le 6 septembre de 13h30 à 16h30 avec des longues-vues et des compteurs à main, pour vous accompagner dans le comptage des grands groupes de limicoles.
3️⃣ Entrez vos données sur les plateformes eBird, FAUNA, Faune-France, ou sur l’application NaturaList. Pour partager votre fiche de comptage avec l’équipe de gestion de la Réserve ornithologique, prenez-la en photo et envoyez un email à l’adresse : 📧 photosabonnes.rot@gmail.com
Les 19 et 20 septembre 2026, la ville du Teich vous invite à célébrer le patrimoine à travers un programme riche et gratuit ! Balades nature, visites guidées et immersion au sommet du Belvédère vous attendent tout au long du week-end.
Pour l’occasion, la Réserve ornithologique du Teich et la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon vous proposent de partir à la découverte des trésors naturels du Teich :
Du haut de plage à l’estran vaseux, de la laisse de mer aux crabes dont on ne distingue que les yeux, venez découvrir les paysages du bassin d’Arcachon à marée basse. Un.e guide naturaliste vous conduira à travers la vase pour comprendre comment la vie s’organise avec le balancement des marées. Arpenter, explorer, chercher, contempler seront les maîtres mots de nos découvertes !
GRATUIT, enfants à partir de 5 ans
Durée de l’animation : environ 2h30.
Lieu : Le Teich (Bassin d’Arcachon)
Compter 3 km de marche maximum, prévoir une tenue adaptée à la météo, des bottes et une gourde.
Inscription obligatoire au (+33) 05 24 73 37 33.
Les guides naturalistes de la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon vous invitent à une balade « ornitho-historique » sur les sentiers de la Réserve. Un parcours de 4 kilomètres évoquant l’histoire du site et de ses paysages, façonnés par l’activité humaine pour les oiseaux sauvages. « Parc » devenu « Réserve » ornithologique, 110 hectares contribuent depuis 1972 à la richesse et à la protection du patrimoine naturel local. Le temps d’une matinée, venez découvrir les oiseaux et l’évolution de cet ancien lit de La Leyre.
Rendez-vous à l’accueil de la Réserve ornithologique du Teich.
Réservation obligatoire au 05 24 73 37 33.
GRATUIT, dans la limite des places disponibles.
Maximum 20 places, à partir de 7 ans.
Organisées par BirdLife International en Europe et par la LPO en France, les Journées européennes de la migrationcélèbrent chaque premier week-end d’octobre l’incroyable voyage des oiseaux migrateurs. Des animations et des points d’observation sont organisés partout en Europe pour s’émerveiller devant ce phénomène fascinant.
Les guides naturalistes de la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon (antenne du Parc naturel régional des Landes de Gascogne) vous invitent à profiter du spectacle avec une matinée d’observation au cœur de la Réserve ornithologique du Teich, le samedi 3 octobre 2026. Le même jour à 18h30, retrouvez Yohan Charbonnier, chargé de mission à la LPO, pour une conférence gratuite sur le rôle du baguage dans l’étude des oiseaux.
Au programme :
Escale avec les oiseaux migrateurs
Samedi 3 octobre, de 9h00 à 12h00 : visite guidée de 4 kilomètres au cœur de la Réserve ornithologique du Teich avec un guide naturaliste de la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon.
Le bassin d’Arcachon est une étape clé pour les milliers d’oiseaux qui, chaque année, reprennent la route vers leurs sites d’hivernage. Sur le delta de la Leyre, la Réserve ornithologique du Teich fait figure de gîte, offrant nourriture et repos à ceux qui y font escale avant la suite du voyage. Accompagnés d’un guide naturaliste, profitez des nombreux observatoires pour venir admirer de plus près les oiseaux de passage. Portées par les vents, et parfois même par les tempêtes, des espèces tout à fait surprenantes s’y laissent observer !
Départ de l’entrée de la Réserve ornithologique du Teich à 9h00.
Nombre de participants limité, pour une découverte privilégiée !
Conférence
« Identifier, suivre et préserver : le rôle du baguage dans l’étude des oiseaux » avec Yohan Charbonnier, chargé de mission à la LPO
Venez découvrir comment on suit les oiseaux grâce au baguage ! Yohan Charbonnier, chargé de mission à la LPO, vous expliquera comment fonctionne le baguage des oiseaux sur le terrain. Sur le bassin d’Arcachon, des milliers d’oiseaux sont capturés chaque année pour étudier la migration. Le temps d’une conférence, venez suivre le parcours des espèces baguées sur les stations de Certes et de la Réserve ornithologique du Teich.
Rendez-vous le samedi 3 octobre de 18h30 à 20h00.
À la Salle multimédia de la Réserve ornithologique du Teich.
Plongez dans le quotidien de l’équipe de gestion de la Réserve ornithologique du Teich ! Le temps d’une matinée, glissez-vous dans la peau d’un technicien naturaliste pour découvrir les actions qui contribuent à la préservation des habitats et à l’accueil de la faune sauvage dans ce site remarquable.
Aménagée pour accueillir et observer la vie sauvage, la Réserve ornithologique du Teich offre une diversité de milieux favorables à de nombreuses espèces. Chaque jour, des équipes travaillent à la préservation de précieux écosystèmes. De la régulation des niveaux d’eau à l’entretien des lagunes, digues, prairies ou roselières, en passant par divers suivis scientifiques, la vie dans la Réserve impose des actions de gestion quotidienne et fait appel à de nombreuses compétences.
Le samedi 31 octobre 2026, partez à la rencontre des équipes sur le terrain. Découvrez comment accueillir et protéger la vie sauvage en vous essayant au comptage des oiseaux, à l’ouverture des écluses, à la surveillance des espèces exotiques envahissantes et au suivi d’insectes, reptiles ou mammifères !
Découverte encadrée par un technicien naturaliste. – départ de l’entrée de la Réserve à 8h30
– visite accompagnée jusqu’à mi-parcours (environ 3km), retour vers la sortie à votre rythme, en toute autonomie
– possibilité d’emprunter des jumelles
Réservation obligatoire au 05 24 73 37 33 Limité à 15 places, à partir de 10 ans
Tarifs : 19 € par adulte / 13 € par enfant / 17 € par étudiant, demandeur d’emploi, personne en situation de handicap ou abonné à la Réserve / 58 € par famille (2 adultes + 2 enfants)
Améliorer la connaissance : l’expédition scientifique du projet VIREON au Pérou par Mathieu et David Sannier
Mathieu Sannier, chargé de mission biodiversité à la LPO et animateur de Colocataires sauvages, et son frère David Sannier, naturaliste indépendant et fondateur de Bestioles et compagnie, vous donnent rendez-vous à la salle multimédia de la Réserve ornithologique du Teich pour partager le récit captivant de leur expédition VIREON, Voyage pour l’Inventaire et la Recherche d’Espèces par l’Observation Naturaliste.
Pendant 15 mois d’Europe jusqu’à l’Amérique du Sud sans avion (ou presque), les deux frères ont voyagé sac au dos pour observer, compiler leurs observations, et s’engager bénévolement auprès d’associations et organisations naturalistes. Au cœur de ce voyage, au Pérou, ils ont organisé une expédition scientifique d’une vingtaine de jours à laquelle s’est jointe une équipe du Muséum d’Histoire Naturelle de Lima. À 4000 mètres d’altitude, dans un massif isolé et difficile d’accès, ils ont vécu à 4 pendant près de 20 jours pour collecter un maximum d’échantillons entomologiques en vue d’effectuer l’inventaire le plus complet possible, et notamment celui des odonates chers aux deux frangins.
Monter le projet, le financer, trouver les guides, acheminer le matériel à dos de mule par de vieux sentiers incas, entreprendre chaque jour la recherche et la collecte de libellules et d’exuvies dans un terrain humide et à haute altitude… David et Mathieu ont vécu une expérience bien inhabituelle, faite de rencontres humaines et naturalistes extraordinaires, d’observations inédites et de fascinantes découvertes.
Vous êtes invités à venir revivre le récit de cette expédition hors du commun !
• Rendez-vous le 20 novembre à 18h30 à la salle multimédia de la Réserve ornithologique du Teich.
• Gratuit, dans la limite des places disponibles.
• Réservation obligatoire au 05 24 73 37 33 ou via ce formulaire.
• Le journal de bord du projet VIREON est à découvrir sur Polarsteps : Projet VIREON
• Retrouvez toutes les espèces observées dans le cadre de ce voyage sur iNaturalist : Projet VIREON
Samedi 21 novembre 2026 de 17h à 19h
📍salle multimédia, à l’entrée de la Réserve ornithologique du Teich
L’équipe de la Réserve ornithologique du Teich est heureuse de convier les visiteurs abonnés à un temps d’échange le samedi 21 novembre 2026, de 17h à 19h à la salle multimédia (à l’entrée de la réserve).
Vous avez un abonnement en cours de validité ?
Venez à la rencontre des gestionnaires du site et de votre communauté de fidèles amoureux des oiseaux !
Au programme : retour sur les dernières opérations de gestion, bilan de la saison de nidification, lecture de bagues, analyse des données du comptage des limicoles du bassin d’Arcachon, suivi des oiseaux équipés de balises GPS, et bien d’autres !
Le temps d’une rencontre, venez en apprendre davantage sur le fonctionnement de la Réserve ornithologique du Teich, les suivis scientifiques en cours et les dernières actualités des oiseaux.
En raison de la vigilance noire et des incendies en cours au nord du bassin d’Arcachon, les animations initialement prévues ce jeudi 30 juillet avec la venue du Spacebus sont annulées.
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Le jeudi 30 juillet, embarquez pour un voyage au cœur de l’Univers… sans quitter Le Teich !
La Réserve ornithologique du Teich accueille le Spacebus, une tournée scientifique nationale animée par des astrophysiciens, chercheurs et passionnés qui viennent partager les secrets de l’espace avec le grand public.
Cette étape prend une dimension toute particulière au Teich, car la commune fait partie de la 6ᵉ Réserve Internationale de Ciel Étoilé de France, un label prestigieux obtenu par le Parc naturel régional des Landes de Gascogne qui récompense la qualité exceptionnelle de notre ciel nocturne et la richesse de notre biodiversité. Un cadre idéal pour lever les yeux vers les étoiles !
De 14h à 19h, profitez de nombreuses animations gratuites :
Ateliers ludiques sur l’astronomie
Observation du Soleil en toute sécurité
Rencontre avec des astrophysiciens
Manipulation de véritables météorites
À 19h :
Conférence « Exploration de Mars : eau et recherche de traces de vie, les résultats derrière les grandes annonces » avec Aurélien Stcherbinine, chercheur postdoctorant à l’Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie (IRAP). Entrée libre à la salle multimédia de la Réserve ornithologique du Teich.
À partir de 22h, place au spectacle :
Observation de la Lune, des planètes et des merveilles du ciel à travers plusieurs télescopes.
Observation des papillons de nuit, au début du sentier du littoral, avec un animateur naturaliste de la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon.
Rendez-vous à la halle du port du Teich.
Entrée libre et gratuite !
De la rencontre de la Leyre avec le Bassin d’Arcachon naît un delta : une mosaïque de paysages naturels à explorer au travers et autour de la Réserve Ornithologique du Teich ! Peut-être connaissez-vous déjà le Bassin d’Arcachon et les panoramas que dévoilent la Réserve et le Sentier du littoral, mais avez-vous déjà exploré la “petite Amazone” et sa forêt-galerie ?
La Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon propose tout l’été des visites guidées en canoë collectif ou en kayak, ainsi que des kayaks en location libre ! En famille, en couple ou entre amis, venez voguer sous un dôme de feuillus et de pins, entre roselières, îlots et prés salés, jusqu’à ce que l’eau douce rencontre l’eau salée, à la découverte d’une zone humide paisible et préservée, au cœur de la nature sauvage.
Pour explorer ce trésor naturel à votre rythme et en toute autonomie, il est possible de louer des bateaux une, deux ou trois places :
🛶 𝗦𝗔𝗟𝗟𝗘𝗦 – 𝗟𝗘 𝗧𝗘𝗜𝗖𝗛 20 km, 5h, 28€/pers, 30€ pour un monoplace,
10€/enfant de 6 à 10 ans (sous réserve d’être assis au milieu d’un kayak 3 places, sans pagaie) Accueil à 8h30
🛶 𝗠𝗜𝗢𝗦 – 𝗟𝗘 𝗧𝗘𝗜𝗖𝗛 11 km, 2h à 3h, 22€/pers, 25€ pour un monoplace
10€/enfant de 6 à 10 ans (sous réserve d’être assis au milieu d’un kayak 3 places, sans pagaie) Accueils à 9h00, 10h25 ou 12h55
🛶 PASS 2 ACTIVITÉS Découverte de la Leyre et visite de la Réserve à pied, à un tarif avantageux !
– Visite libre de la réserve + descente libre de 20 km en canoë, de Salles au Teich : 33€ /adulte, 17€/enfant
– Visite libre de la réserve + descente libre de 11km en canoë, de Mios au Teich : 27€ /adulte, 17€/enfant
(enfants à partir de 6 ans)
Vigilance noire feux de forêt et pollution atmosphérique : les locations sont suspendues jusqu’au samedi 8 août 2026.
Accueil et rendez-vous à l’entrée de la Réserve ornithologique du Teich. 📞 05 24 73 37 33 📧 maison-nature-canoe@parc-landes-de-gascogne.fr
Sur présentation d’un justificatif de domicile, les habitants du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne bénéficient d’un tarif réduit de 2 euros par personne sur les bateaux biplaces en location libre !
Dans la Réserve ornithologique du Teich, la succession de fortes chaleurs met à rude épreuve la gestion des niveaux d’eau.
💧🌡️ Les écluses installées le long des digues permettent le renouvellement de l’eau des réservoirs lors des marées à fort coefficient. En ce moment, ce renouvellement n’est possible qu’une seule fois par mois. Combinée à la canicule, cette situation entraîne une baisse des niveaux d’eau et peut conduire à la dégradation de la qualité des milieux aquatiques : les difficultés à maintenir les niveaux d’eau peuvent engendrer une augmentation de la salinité et une diminution de l’oxygène dissous dans l’eau. De mauvaises odeurs et un risque de mortalité de certaines espèces aquatiques peuvent alors subvenir.
🌊 Les périodes d’assèchement et la variabilité des conditions de vie sont, toutefois, caractéristiques de la lagune en mer à marée.
L’équipe de gestion du site suit la situation avec la plus grande vigilance, en attendant la prochaine grande marée, prévue pour le 13 juillet 2026.
La Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon propose des sorties gratuites pour découvrir la biodiversité et explorer les paysages du bassin d’Arcachon. En balade au cœur du delta de la Leyre, en forêt ou sur l’estran, des sorties sont programmées tout l’été aux côtés de naturalistes passionnés :
🔸2 km au bord de la Leyre le 18 août, le 3 octobre
🔸Tous à la vase, à la découverte du petit peuple de l’estran, les 12 et 26 août, le 19 septembre
🔸Découverte des insectes au bord d’un plan d’eau les 13, 20 et 27 août
🔸Les ailes de la nuit, le 14 août
🔸6 km à la découverte du Domaine de Fleury le 6 septembre
🔸Atelier naturaliste pour les 7-11 ans le 9 septembre
📚 Aujourd’hui, dans le petit glossaire du monde des oiseaux :
🖊️ Zoom sur : le sommeil hémisphérique unilatéral
Pour reprendre des forces dans un environnement incertain, certains oiseaux (et quelques mammifères marins, comme les dauphins) sont capables de dormir… tout en gardant un œil ouvert !
Le « sommeil hémisphérique unilatéral » permet aux hémisphères du cerveau de dormir à tour de rôle. Un œil reste fermé pendant que l’autre surveille l’environnement. Cette incroyable adaptation offre aux oiseaux la possibilité de rester vigilants face aux prédateurs pendant les périodes de repos. En vol, elle permet à certaines espèces de rester attentives aux obstacles tout en se reposant.
Pour l’heure, le sommeil hémisphérique unilatéral n’a été démontré que chez certains oiseaux comme le Canard colvert, la Frégate du Pacifique (lors de ses longues traversées), le Martinet noir (qui peut passer plus de 10 mois sans jamais se poser, et même plusieurs années chez les juvéniles !) et plusieurs espèces de goélands et d’oies.
🦆 L’exemple des canards est particulièrement parlant. Lorsqu’un groupe de canards dort sur un lac, les individus installés au centre dorment profondément, alors que ceux placés en périphérie gardent un œil sur ce qui les entoure. Ils assurent la surveillance du groupe grâce à l’alternance entre sommeil et vigilance de leurs deux hémisphères.
Deux opérations sont programmées dans la Réserve en cette fin de mois :
🔹 Pour éviter les phénomènes de stagnation et d’inondation, le sentier qui relie les observatoires 9 à 11 va être rehaussé. Du calcaire sera déposé avant l’ouverture au public, entre les lundi 22 et mercredi 24 juin.
🔹 La fauche des prairies (avec export de la végétation) est programmée entre le 29 juin et le 10 juillet, sur des périodes de faible concentration d’oiseaux, selon les coefficients et les horaires de marée.
‼️ Les fortes chaleurs attendues dans les prochains jours sont susceptibles d’entraîner une fermeture anticipée de la Réserve dans l’après-midi. Pour toute visite : privilégier la matinée.
Avec l’arrivée des fortes chaleurs, les points d’eau deviennent indispensables pour les oiseaux.
À la Réserve ornithologique du Teich, le bassin d’observation (drink station) continue d’attirer de nombreux passereaux au printemps et en été, même lorsque les graines ne sont plus distribuées. Les oiseaux viennent s’y rafraîchir. Ils profitent de l’ombre et de l’eau pour boire, se baigner et entretenir leur plumage. Le bain leur permet d’éliminer parasites, poussières et saletés. Après le bain, les plumes humectées sont lissées pour répartir la sécrétion huileuse qui les protège et les rend imperméables.
📸 Ange Da Silva, Sittelle torchepot à la Réserve ornithologique du Teich
Lorsque les températures augmentent, les oiseaux doivent réguler leur chaleur corporelle. Pour ce faire, ils peuvent rechercher l’ombre, se mettre à l’eau, ouvrir le bec, tirer la langue, pratiquer l’urohydrose ou encore écarter leurs ailes pour laisser circuler l’air sur les zones moins couvertes de plumes. Ces dernières jouent un rôle majeur dans la thermorégulation : plus elles sont gonflées, plus elles conservent la chaleur. Malgré leur capacité à supporter des températures corporelles élevées (jusqu’à 46°C), les oiseaux restent vulnérables lors des épisodes de canicule, de plus en plus fréquents.
Contrairement aux mammifères, ils ne possèdent pas de glandes sudoripares. Ils ne transpirent pas. La plupart des espèces ont besoin de boire au moins deux fois par jour pour remplacer l’eau perdue par la respiration et par les excrétions. Certains, comme les granivores, trouvent moins d’eau dans leur nourriture et ont besoin de boire davantage.
L’assèchement des flaques, des fossés et des petits points d’eau prive oiseaux, insectes et autres animaux d’une ressource vitale. Les jeunes oiseaux, notamment les hirondelles et les martinets qui nichent sous les toitures, sont très exposés et souffrent particulièrement des fortes chaleurs. Lors de périodes de sécheresse, les nids en boue adhèrent moins et, faute de boue, il devient impossible de les réparer.
Pour aider les oiseaux à traverser les périodes d’intense chaleur, vous pouvez installer des points d’eau peu profonds et laisser à disposition un mélange d’eau et de terre. Cliquez ici pour retrouver les conseils de la plateforme Ornithomedia pour les disposer sans danger.
📸 Christian Barandas, Fauvette à tête noire (et Mésange bleue en en-tête)
🐟 La Réserve ornithologique du Teich et le Parc Naturel Marin du Bassin d’Arcachonparticipent, grâce aux pêches scientifiques réalisées par la Fédération de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique de la Gironde, à l’amélioration des connaissances sur les espèces aquatiques des systèmes endigués. Une équipe de spécialistes réalise plusieurs fois par an un inventaire des espèces présentes dans les réservoirs du Teich, d’Arès et de Certes.
Depuis 2025, une nouvelle méthodologie s’attache à renforcer les données pour mieux comprendre l’utilisation des réservoirs par les populations de poissons et de crustacés. Des filets chaussettes sont posés au niveau des écluses afin de capturer les individus qui entrent et sortent des marais. Les espèces prises dans les filets sont identifiées, comptées, mesurées et pesées avant d’être relâchées.
Parmi les principales espèces capturées se trouvent l’𝐀𝐧𝐠𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝’𝐄𝐮𝐫𝐨𝐩𝐞, l’𝐀𝐭𝐡𝐞́𝐫𝐢𝐧𝐞 𝐩𝐫𝐞̂𝐭𝐫𝐞, le 𝐆𝐨𝐛𝐢𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧, l’𝐄́𝐩𝐢𝐧𝐨𝐜𝐡𝐞, le 𝐁𝐚𝐫, le 𝐌𝐮𝐥𝐞𝐭, le 𝐂𝐫𝐚𝐛𝐞 𝐯𝐞𝐫𝐭 et la 𝐂𝐫𝐞𝐯𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐫𝐚𝐢𝐬.
𝐁𝐥𝐞𝐧𝐧𝐢𝐞 𝐩𝐚𝐨𝐧, 𝐀𝐧𝐜𝐡𝐨𝐢𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧, 𝐂𝐨𝐧𝐠𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧, 𝐒𝐲𝐧𝐠𝐧𝐚𝐭𝐡𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐥𝐚𝐠𝐮𝐧𝐞𝐬, 𝐆𝐚𝐦𝐛𝐮𝐬𝐢𝐞, 𝐋𝐚𝐦𝐩𝐫𝐨𝐢𝐞 𝐦𝐚𝐫𝐢𝐧𝐞, 𝐃𝐨𝐫𝐚𝐝𝐞 𝐫𝐨𝐲𝐚𝐥𝐞, 𝐂𝐫𝐚𝐛𝐞 𝐦𝐚𝐫𝐛𝐫𝐞́ ou encore 𝐂𝐫𝐞𝐯𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐛𝐨𝐮𝐪𝐮𝐞𝐭 se retrouvent aussi dans les filets.
🔎 Les premiers résultats confirment que les réservoirs constituent un écosystème favorable aux espèces piscicoles et aux crustacés. Les domaines endigués semblent être utilisés comme sites de recrutement et de croissance pour certaines espèces, notamment l’Athérine prêtre, l’Anguille d’Europe, le Bar et le Mulet. D’autres, comme l’Épinoche, le Gobie commun ou la Gambusie y accomplissent la totalité de leur cycle de vie. Si la gestion actuelle des écluses semble être bénéfique, une analyse plus robuste des suivis en cours permettra de l’optimiser.
📸 Pêche à la chaussette coordonnée par Léna Fernandez (FDAAPPMA 33), à l’écluse La Nouvelle, Réserve ornithologique du Teich.
Balade à deux voix : déambulation poétique dans la Réserve ornithologique du Teich
Nathalie Bernard, auteure bordelaise, s’est immergée pendant 15 jours dans la Réserve ornithologique du Teich pour y écrire de la poésie. Ce samedi 27 juin, elle vous invite à emprunter les sentiers qui ont nourri son écriture et son imaginaire. Le temps d’une balade, vous serez invités à tendre l’oreille pour profiter de lectures poétiques rythmées par le chant des oiseaux et accompagnées des explications naturalistes de Christophe, animateur à la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon. Cette visite à deux voix mêlera poésie, observations naturalistes et découverte du territoire, pour une exploration sensible et originale de la Réserve ornithologique du Teich.
– Départ à 9h de l’entrée de la Réserve ornithologique du Teich.
– Durée : 3h30
– Enfants à partir de 10 ans.
– Prévoir une tenue adaptée à la météo, des baskets ou chaussures de marche et une gourde.
Animation réalisée dans le cadre d’une résidence d’artiste financée par l’Alca.
📚 Aujourd’hui, dans le petit glossaire du monde des oiseaux :
🖊️ L’estran, la slikke et le schorre : comprendre l’organisation du littoral
Trois termes reviennent souvent pour décrire les étendues côtières soumises à l’alternance des marées : l’estran, la slikke et le schorre. Savez-vous faire la différence ?
L’estran englobe la slikke et le schorre. Ce mot désigne toute la partie du littoral recouverte par l’eau à marée haute et découverte à marée basse. C’est un milieu soumis aux vagues, aux courants et aux variations de salinité. Les roches, le sable ou la vase y abritent une biodiversité adaptée à des conditions changeantes.
La slikke, aussi appelée vasière, correspond à la partie basse de l’estran. Elle est entièrement recouverte par la mer à marée haute. Ses sols sont principalement vaseux et la végétation s’y fait rare. On y trouve de nombreux vers, des mollusques et des crustacés. Ils constituent une source de nourriture essentielle pour les oiseaux à marée basse, pour les poissons à marée haute.
Les eaux peu profondes et calmes des vasières se réchauffent facilement au soleil et reçoivent d’importants apports de matières organiques. Ces conditions favorisent le développement du phytoplancton et forment un espace de sédimentation. La production de matière vivante y est très importante, au point qu’elle n’est pas entièrement consommée. Une partie des micro-organismes morts se déposent et s’accumulent pour former la vase. La slikke est traversée par de petits chenaux appelés « esteys. »
Sur le bassin d’Arcachon, la partie la plus basse de la slikke abrite d’importants herbiers de Zostère naine, une plante à fleurs très appréciée à marée basse des cygnes, de certains anatidés et des bernaches cravants. Sur les buttes et les plus hautes zones poussent les spartines et les salicornes.
Le schorreest plus haut que la slikke, c’est la zone que l’on appelle plus communément pré-salé. C’est une étendue couverte de plantes halophiles (qui supportent le sel) telles que la salicorne, l’obione, la lavande de mer, le jonc maritime… Le schorre n’est inondé que lors des plus hautes marées. Zone de transition entre la vasière et le milieu terrestre, il joue un rôle important contre l’érosion des rivages. Les végétaux qui s’y développent sont répartis en fonction de leurs capacités à s’adapter à la submersion et à la salinité. On parle alors de bas, moyen et haut schorre. À marée haute, les prés-salés deviennent des zones de repos indispensables pour les oiseaux d’eau.
Pour aller plus loin : Prenez le temps de découvrir cette vidéo, réalisée par la Réserve Naturelle Nationale Baie de Saint-Brieuc :
🎬Les prés-salés, richesse de la mer
Les données de ce suivi seront exploitées dans le cadre des projets LIMBEMBA 2 et « Dérangement ». Elles permettront d’identifier avec précision les zones de reposoir et d’alimentation, ainsi que les corridors empruntés par les oiseaux sur le bassin d’Arcachon.
🧭 À l’occasion de la Journée mondiale du Courlis, nous vous proposons de nous envoler avec les oiseaux équipés cet hiver sur la Réserve ornithologique du Teich, aujourd’hui en route vers leurs sites de nidification :
Suivi GPS des limicoles équipés cet hiver dans la Réserve ornithologique du Teich par le Parc naturel marin du bassin d’Arcachon.
🔹 Après avoir passé l’hiver entre la Réserve du Teich et les plages de Gujan-Mestras, le Courlis cendré 317 a rejoint l’Estonie en passant par les côtes des Pays-Bas et la Lituanie.
🔹 Plus expansif, le Courlis cendré 318 a effectué des va-et-vient entre l’Île aux oiseaux et les plages du Teich à La Teste, avec des déplacements ponctuels jusqu’à Arès, Certes, ou encore la RNN du Banc d’Arguin. Il est aujourd’hui en Biélorussie !
🔹 Le suivi GPS du Courlis cendré 323 forme un triangle très marqué entre la Réserve du Teich, les plages de Gujan-Mestras et la zone où il semble avoir pris l’habitude de se nourrir à marée basse sur l’estran. Le voyage retour vers son site de nidification l’a, pour l’heure, conduit jusqu’en Lituanie, à travers la Belgique, l’Allemagne et la Pologne.
🔹 Le suivi du Courlis cendré 324 montre des déplacements sur le bassin similaires au Courlis précédent, mais une migration plus longue : après avoir survolé la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne et une partie du Danemark, il a longé les côtes suédoises (mer Baltique) pour rejoindre en Finlande une toute petite île du golfe de Botnie.
🔹 Certains vont encore plus loin ! Le Courlis cendré 319 semble avoir déjà dépassé la frontière Russe pour rejoindre un site au-delà de la Volga.
Créée en 2017, la Journée Mondiale du Courlis célèbre chaque 21 avril les initiatives prises à travers le monde pour protéger les populations de Courlis. Pour en savoir plus, retrouvez ici notre dossier spécial :
👉🔎 Journée mondiale du Courlis
Depuis 2017, la Loutre d’Europe (Lutra lutra) fait l’objet d’un suivi scientifique inédit sur le site Natura 2000 des vallées de la Leyre. Des analyses génétiques non invasives visent à estimer la densité et la taille de la population tout en étudiant les domaines vitaux, qui peuvent atteindre 40 kilomètres de linéraire de cours d’eau.
🔬 Depuis le début de l’étude, 60 individus ont été identifiés par les agents du Parc naturel régional des Landes de Gascogne.
Une visite guidée et une balade sur l’eau sont au programme de cette nouvelle édition de la Fête de la Nature au Teich ! Pour l’occasion, la Réserve ornithologique du Teich et la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon invitent petits et grands à venir explorer les paysages et observer les oiseaux du bassin d’Arcachon.
Guidés par les récits enchanteurs d’une conteuse, vous profiterez d’une descente gratuite sur la Leyre en canoë collectif. Pour les enfants, la Maison de la Nature propose une visite guidée de 2 heures au cœur de la Réserve ornithologique du Teich, à la rencontre des oiseaux du printemps.
Visite guidée de la Réserve ornithologique pour les enfants de 7 à 10 ans mercredi 20 mai de 9h30 à 11h30
Venez découvrir et observer les oiseaux qui nichent dans la Réserve au printemps !
Un animateur naturaliste équipera les enfants de jumelles pour guider leur regard vers de nombreuses espèces.
GRATUIT – Tous les enfants doivent être accompagnés d’un parent.
Balade contée en Canoë mercredi 20 mai de 19h30 à 21h45
Embarquez pour une descente de la Leyre à bord d’un grand canoë collectif.
Vous serez accompagnés d’un guide naturaliste et de Myriam Darmanté, conteuse d’histoires.
Départ de la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon
GRATUIT – À partir de 6 ans.
Condition : savoir nager (même si vous ne serez pas mouillés!) et porter des chaussures fermées.
Chaque année, le deuxième samedi de mai célèbre le voyage retour des oiseaux vers leurs sites de nidification. En 2026, cette Journée mondiale met en lumière les efforts de chacun pour la conservation des oiseaux et pour la science, car « chaque oiseau compte ! »
Comment enrichir les connaissances pour mieux préserver les oiseaux migrateurs ? Réponses sur le terrain avec l’exemple du bassin d’Arcachon, une étape clé pour les milliers d’oiseaux qui, chaque année, reprennent la route vers leurs sites de reproduction :
Visite guidée : escale avec les oiseaux migrateurs
🗓️ samedi 9 mai[complet]
Descente de la Leyre en canoë collectif, suivie d’une balade guidée à pied dans la Réserve
🗓️ dimanche 10 mai
Départ à 8h30, retour à 12h30.
Tarifs : 37€/adulte, 30€/enfant
Réservation au 05 24 73 37 33
🔢 Le 9 mai, c’est aussi le « GLOBAL BIG DAY » : une initiative du Cornell Lab of Ornithology pour recenser un maximum d’espèces d’oiseaux à travers le monde en l’espace de 24h. Pour participer, il suffit d’entrer vos observations ce jour-là sur la plateforme eBird.
Loin d’être toutes identiques, les plumes des oiseaux forment un système complexe et spécialisé, indispensable au vol, à la régulation thermique, à la protection (contre l’eau, le soleil, les parasites, les chocs, les prédateurs…) et même à la reproduction (parade nuptiale). Chaque plume joue un rôle décisif pour la survie de l’oiseau.
Les plus visibles sont celles qui recouvrent le corps de l’oiseau. Elles lui donnent sa forme et participent à son aérodynamisme. Parmi elles, on trouve les plumes essentielles pour le vol : les pennes. Ce sont les rémiges des ailes et les grandes rectrices de la queue.
On distingue trois types de rémiges :
Les rémiges primaires sont les plus grandes plumes de l’aile, elles servent à la propulsion.
Les rémiges secondaires sont plus courtes, mais plus nombreuses. Situées sur l’avant-bras, elles contribuent à la portance de l’oiseau en vol.
Les régimes tertiaires viennent renforcer la base de l’aile. Elles sont plus difficiles à identifier, car superposées au niveau du coude.
Milan noir, Joël Chassin
Quelques plumes robustes appelées polliciales viennent compléter les régimes à l’avant de l’aile. Elles forment une zone appelée alule, qui permet à l’oiseau de maîtriser son vol plané, d’éviter le décrochage à l’atterrissage ou de décoller avec de lourdes proies.
Partout où il n’y a pas de rémiges se trouvent les couvertures alaires, qui comblent l’espace entre les rémiges pour favoriser l’aérodynamisme. Les plumes de corps et de couverture sont appelées tectrices. Disposées comme des tuiles, elles offrent une bonne protection contre les intempéries. Les scapulaires (sur le dessus) et les axillaires (sur le dessous) viennent combler l’espace entre le corps de l’oiseau et ses ailes.
Au niveau de la queue, les rectrices sont souvent au nombre de 12. L’oiseau s’en sert de gouvernail, elles lui permettent de freiner et de garder son équilibre en vol. Les plumes qui comblent l’espace entre les rectrices sont appelées couvertures sus-caudales et sous-caudales.
Balbuzard pêcheur, Guy David
Sous toutes ces couches se trouvent les plumules : les plumes de duvet. Douces et légères, elles servent principalement à isoler l’oiseau du froid en emprisonnant l’air chaud près de son corps. Elles sont particulièrement importantes chez les jeunes oiseaux, chez lesquels elles participent aussi au camouflage.
Il existe aussi des semi-plumes, qui combinent les caractéristiques du duvet et des plumes de contour.
Enfin, les filoplumes (sous les rémiges) et les vibrisses (souvent autour du bec et des yeux) jouent un rôle sensoriel. Très fines, les filoplumes permettent à l’oiseau d’ajuster ses rémiges lors de la toilette ou de l’inspection du plumage. Les vibrisses sont un peu comme des capteurs, elles servent à détecter les mouvements et à repérer les proies.
Les vibrisses du Rougegorge familier, Marion Dal Bello
🦆 Chez les canards de surface, des plumes irisées situées au niveau des rémiges secondaires participent à la reconnaissance entre espèces. Ce sont les « miroirs. »
Le miroir de la Sarcelle d’hiver, Erick Laucher
Le saviez-vous ?
Selon l’espèce, un oiseau adulte peut posséder de 1 000 à 30 000 plumes !
La Mésange bleue en a environ 2 000, le Cygne tuberculé jusqu’à 25 000.
Les plumes représentent 10 à 30 % du poids total de l’oiseau.
À vous de jouer !
À l’aide de cet article, parviendrez-vous à compléter ce schéma ?
Plusieurs espèces de Picidés fréquentent la Réserve : le Pic noir, le Pic vert, le Pic épeiche, le Pic épeichette et le Torcol fourmilier. Très actifs au printemps, il n’est pas indispensable de les observer pour les identifier, leurs vocalisations et leurs tambourinages se font entendre dès la fin de l’hiver.
Le Torcol fourmilier ne tambourine pas, le Pic vert que très rarement. Chez les autres espèces, mâles et femelles délimitent leurs territoires en frappant de leur bec le bois sec et dur, capable de porter le son le plus loin et le plus fort possible.
Attention à ne pas confondre tambourinage et martèlement. Le martèlement peut être entendu toute l’année, c’est un son irrégulier, produit par les pics qui cherchent leur nourriture ou creusent leur loge.
Le tambourinage vient compléter le chant à l’approche de la période de reproduction. Chaque espèce tambourine à son rythme, avec une intensité et une durée spécifique.
🎶 À chacun sa signature !
Le Pic épeiche émet le 🔉 tambourinage le plus courant, des séries de 1 à 2 secondes, répétées et espacées de longues pauses, d’intensité décroissante. Un mâle non apparié est capable de tambouriner jusqu’à 600 fois en une seule journée !
Le Pic épeichette est plus petit et plus discret. Son 🔉 tambourinage est plus long, mais moins puissant que celui du Pic épeiche. Il frappe sans faire de pause entre deux séries.
Le Pic noir est le plus grand de tous les pics, son 🔉 tambourinage est particulièrement sonore. Il frappe avec une intensité constante de longues séries de coups, espacées de longs silences. Comptez au minimum 3 secondes pour 15 à 20 coups. Ses vocalisations sont très variées. Pendant vos balades, essayez d’entendre son cri, un « 🔉 kliiiiiii » puissant et prolongé, ou la répétition de sons roulés qui permettent de suivre son vol.
Le Pic vert ne tambourine que très rarement. Pour l’identifier, mieux vaut se fier à son 🔉 ricanement caractéristique.
La Réserve ornithologique du Teich organise en 2026 un concours photo ouvert à tous !
Séries de photos : chroniques ornithologiques
Parce qu’une seule image ne saurait raconter toute la richesse du monde des oiseaux, la Réserve ornithologique du Teich vous invite à penser en séries. Cette année, composez un ensemble de 3 à 5 images pour révéler la diversité et la subtilité de vos rencontres avec le vivant. Décomposer un mouvement, saisir un comportement, suivre une espèce au fil de temps ou des saisons, jouer avec les couleurs, associer des formes ou révéler des ambiances : toutes les pistes peuvent être explorées ! Votre série devra former une séquence cohérente, harmonieuse et structurée. Elle pourra être narrative, chronologique ou résolument artistique.
Les photos sélectionnées seront exposées en 2027 sur les sentiers de la Réserve !
Vous avez jusqu’au 15 décembre 2026 pour nous les envoyer.
12 lauréats et lauréates seront retenus.
Chacun recevera également 2 entrées gratuites pour la Réserver ornithologique du Teich.
Comment participer ?
Envoyez vos clichés à cette adresse avec 1 à 3 phrases d’introduction de votre série :
📧 photosabonnes.rot@gmail.com
Les travaux sont terminés sur le sentier du littoral. Les dégâts causés par les tempêtes du mois de février ont nécessité des travaux de réfection de la digue. Le sentier est à nouveau accessible et entièrement sécurisé pour les piétons comme pour les cyclistes.
Les zones de sable ont été réaménagées afin d’améliorer l’accessibilité pour toutes et tous.
Depuis 2006, un comptage des limicoles côtiers est réalisé sur l’ensemble du bassin d’Arcachon pour suivre l’évolution des stationnements de limicoles. C’est le recensement « LIMIBASS. » Les données recueillies permettent d’alimenter l’Observatoire du Patrimoine Naturel Littoral(OPNL), observatoire national porté par Réserves naturelles de France(RNF).
📍 Piloté par la Réserve Naturelle Nationale du Banc d’Arguin, le LIMIBASS rassemble les données de la RNN du Banc d’Arguin, de la RNN des prés salés d’Arès-Lège, de la Réserve ornithologique du Teich, du Mimbeau et des plages océanes du Cap Ferret, de Grand Banc, de l’Île aux oiseaux, des ports de Gujan-Mestras, du Domaine de Certes et Graveyron, des Prés Salés Ouest, etc. Une fois par mois, des bénévoles et les équipes de gestion des différents sites alignent leurs horaires de comptage pour recenser toutes les espèces d’oiseaux limicoles du bassin d’Arcachon !
📈 20 ans de données permettent aujourd’hui d’analyser l’évolution des limicoles présents sur nos côtes. Pour cela, la RNN d’Arguin et la Réserve ornithologique du Teich, avec l’appui d’Anthony Sturbois (chercheur au Laboratoire des sciences de l’environnement marin de l’Université de Bretagne occidentale), ont fait appel à Loan Vanneque, en master Biologie, Écologie, Évolution à l’Université de la Réunion. Après avoir exploré la phénologie, l’abondance et la distribution des différentes espèces, Loan évaluera les tendances à long terme à l’échelle du bassin et sur chaque site, pour appréhender les enjeux de conservation des limicoles sur le bassin d’Arcachon.
Ces analyses viendront enrichir la thèse de Lise Latry (coencadrée par l’Université de Bordeaux et la Station marine du bassin d’Arcachon) portant sur les fonctionnalités et la capacité trophique du bassin d’Arcachon pour l’alimentation des limicoles. En parallèle, un stage portant sur l’étude des cycles saisonniers des limicoles sur les façades Manche – Atlantique mené par Jules Duccini (en master 2 à l’Institut Universitaire Européen de la Mer, encadrement A. Sturbois) mobilise également les données du LIMIBASS.
📅 Rendez-vous dans quelques mois pour découvrir le rapport détaillé de Loan, qui a présenté ses premières réflexions lors de la rencontre des gestionnaires de sites Natura 2000 du bassin d’Arcachon le 5 mars dernier à la Réserve ornithologique du Teich.
La Réserve ornithologique du Teich est à la recherche d’un(e) technicien(ne) naturaliste pour un CDD de 1 an.
🪶 Vos missions :
– Gestion des milieux naturels (gestion hydraulique, entretien de la végétation, lutte EEE…)
– Suivis scientifiques (comptage ornithologique, suivi d’espèces patrimoniales, suivi entomologique…)
– Accueil et sensibilisation du public
– Participation aux projets et au renouvellement du plan de gestion de la Réserve ornithologique du Teich
📍 CDD 1 an, 35h/semaine
📅 Prise de poste au 1er juin
La synthèse du comptage Weltands (oiseaux d’eau) en Nouvelle-Aquitaine en 2025 est en ligne. Cette édition a rassemblé plus de 300 compteurs bénévoles ainsi qu’une trentaine d’organismes et associations, dont la Réserve ornithologique du Teich.
Le document met à l’honneur le bassin d’Arcachon, premier site d’accueil des oiseaux hivernants en Gironde. Avec un total de 52 402 oiseaux d’eau dénombrés, le site atteint le critère de zone humide d’importance internationale pour les populations de 6 espèces : Bernache cravant, Tadorne de Belon, Spatule blanche, Avocette élégante, Grand Gravelot et Bécasseau variable.
Vous êtes à la recherche d’activités à faire avec les enfants pendant les vacances ?
La Maison de la Nature propose des visites guidées de la Réserve ornithologique pour les 7 à 10 ans :
🐣 Partez pour une exploration d’environ 2h30 à la découverte des oiseaux du moment. Un animateur naturaliste guidera le regard des enfants pour décrypter le comportement des espèces présentes dans la Réserve en automne.
📅 Prochaines dates :
mardi 7, 14 avril
lundi 20 avril
mercredi 20 mai
mardi 20 et 27 octobre
🕐 Départ de l’entrée de la Réserve à 10h00.
🔸13.00€ par enfant, avec prêt de jumelle + 1 accompagnant gratuit.
🔸Accès à la Réserve valable toute la journée.
🔸Réservation obligatoire au 05 24 73 37 33.
📚 Aujourd’hui, dans le petit glossaire du monde des oiseaux :
🖊️ Philopatrie
La philopatrie désigne la tendance d’un animal à rester ou à revenir s’installer, se reproduire ou hiverner dans son lieu de naissance. Ce comportement est particulièrement fréquent chez les espèces migratrices, qui parcourent parfois des milliers de kilomètres avant de retrouver avec précision leur site natal. La Cigogne blanche revient, par exemple, souvent nicher dans la même région, voire sur le même nid, année après année. Les oiseaux peuvent rester fidèles à un site de nidification, de halte ou d’hivernage.
Ce phénomène repose sur des capacités d’orientation remarquables, faisant intervenir la mémoire spatiale, les repères visuels, le champ magnétique terrestre ou l’apprentissage social.
La philopatrie présente plusieurs avantages évolutifs : en retournant dans un environnement déjà connu, les oiseaux augmentent leurs chances de reproduction car ils maîtrisent mieux les ressources disponibles, la qualité des sites de nidification et les dangers potentiels. Cette stratégie peut toutefois aussi comporter des risques : en cas de dégradation de l’habitat ou de changements climatiques, les sites d’origine deviennent moins favorables à la reproduction et à la survie des nouvelles générations.
Le Festival Territoires Sauvages est de retour au Teich pour sa 8e édition !
Du vendredi 3 au lundi 6 avril 2026, le public profitera des nombreuses activités autour des Mondes aériens. Qui sont ces espèces qui, pour tout ou partie de leur cycle de vie, utilisent l’atmosphère, elle même indispensable à la vie sur terre. Le temps d’un week-end, relevons la tête et regardons le peuple des airs !
Balades naturalistes, contées ou artistiques, films, rencontres, expositions, conférences emmènent les visiteurs à la découverte du patrimoine naturel et des trésors de Nouvelle-Aquitaine.
Soirée d’ouverture le vendredi 3 avril à 18h avec Maxime Zucca,spécialiste de la migration des oiseaux.
Pour bien débuter cette édition dédiée aux mondes aériens, Maxime Zucca viendra décrypter la fascinante migration des oiseaux. Habitants des airs par excellence, nous les mettons à l’honneur lors de cette conférence exceptionnelle proposée par Maxime Zucca. Elle sera suivie d’une séance de dédicace de la nouvelle édition revue et augmentée de « La Migration des oiseaux, comprendre les voyageurs du ciel », livre incontournable pour tous les ornithologues (et plus !).
Balades et ateliers :de l’observation des oiseaux à l’écoute des chauve-souris, les différents intervenants invitent à porter un autre regard sur la biodiversité locale. Pendant trois jours, les guides naturalistes emmènent les visiteurs découvrir dans la nature la richesse de la biodiversité aérienne. Le festival offre chaque jour une grande diversité d’approches. Aux balades nature viennent s’ajouter des balades contées ou artistiques et des ateliers… pour tous les âges !
Ces activités sont gratuites sur inscription en ligne.
Territoires Sauvages ce sont aussi des filmes, des expositions, des conférences thématiques, une ferme pédagogique, des concerts, des animations pour les enfants, un crieur public et un forum avec les acteurs de la préservation de l’environnement. Les équipes de la Réserve ornithologique du Teich et de la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon (équipement du Parc naturel régional des Landes de Gascogne) seront heureuses de vous accueillir sur leur stand !
Rendez-vous ici pour découvrir le programme complet du festival :
Dans la continuité des opérations réalisées l’été dernier pour améliorer les fonctionnalités de reposoir pour les limicoles, des travaux auront lieu au niveau de l’observatoire 9 à partir du jeudi 26 février.
🌱 Des travaux d’entretien sont également prévus dans une roselière au centre de la Réserve.
Du côté de la lagune avocette : les niveaux d’eau ont été baissés en prévision, début mars, du remodelage des îlots pour la nidification.
🚧 Au-delà de la Réserve : suite aux tempêtes du mois de février, le sentier du littoral qui borde la Réserve ornithologique est fermé jusqu’à nouvel ordre. Aucune brèche n’a été constatée, mais des dégâts nécessitent des travaux de réfection des digues.
À vos jumelles : repérez les oiseaux bagués et équipés de balises GPS sur le Bassin !
Dans le cadre de deux études initiées cet hiver, le Parc naturel marin réalise des campagnes de baguage, avec des bagueurs certifiés, afin d’équiper plusieurs espèces de limicoles de balises GPS. Ce suivi individuel et continu par télémétrie, renvoyant une position GPS toutes les heures au minimum, permet d’obtenir une vision fine et inédite de l’utilisation de l’estran par les oiseaux.
Trois courlis ont ainsi récemment été équipés de ces balises à la Réserve ornithologique du Teich. Ce grand limicole, pouvant atteindre jusqu’à un mètre d’envergure, se distingue par un bec caractéristique, long et recourbé vers le bas (à ne pas confondre avec le courlis corlieu, espèce beaucoup plus rare sur le Bassin). Le courlis cendré porte un plumage gris-brun la majeure partie de l’année.
Les individus arrivent sur le Bassin à partir de la mi-juin depuis leur zone de reproduction située en Europe du Nord (nord de la Scandinavie et de l’Ukraine) pour y passer l’hiver. Ce sont les femelles qui arrivent en premier, suivies des mâles puis des juvéniles. Le Bassin d’Arcachon constitue le principal site d’hivernage pour les courlis cendrés en Aquitaine, accueillant des effectifs dépassant les 2000 individus (2459 individus recensés lors du dernier comptage Wetland du 19 janvier dernier).
Les courlis cendrés se nourrissent d’annélides (vers) présents dans la vase, comme la très célèbre arénicole des pêcheurs (Arenicola marina), de gastéropodes comme la gibbule ombiliquée ou encore de petits crabes comme le crabe vert ou le crabe Dyspanopeus sayi, sa proie favorite sur le Bassin.
Crabe vert
Gibbule ombiliquée
Des courlis cendrés qui font fi des marées et de l’estran !
Les premières données GPS des oiseaux équipés sur le Bassin permettent de découvrir des comportements jusqu’alors insoupçonnés, comme ce courlis qui passe une grande partie de la journée dans des champs à Gujan-Mestras, faisant fi du rythme des marées. On observe grâce au trajet GPS qu’il s’y rend chaque jour de 8h à 16h, et revient ensuite chaque soir à la Réserve ornithologique du Teich, où d’autres courlis s’alimentant sur d’autres secteurs y passent aussi la nuit.
Cette découverte est tout à fait inédite sur le Bassin car on pensait jusqu’alors que tous les oiseaux vivaient au rythme des marées, se déplaçant sur les vasières découvertes à marée basse pour s’alimenter et regagnant à marée haute les sites de reposoir à proximité (réserve ornithologique, banc d’Arguin, Île aux Oiseaux, prés salés de Gujan-Mestras et d’Arès ou encore baie de Lanton). Mais ce comportement n’est finalement pas si surprenant : les champs et prairies inondés abritent également de nombreuses proies et font pleinement partie de l’écologie de l’espèce.
Trajet quotidien d’un des courlis bagués sur le bassin, portant la bague 162.
Dès la fin du mois, cet individu quittera certainement la région pour aller nicher et passer la saison de reproduction dans de lointaines contrées plus au nord. La balise GPS nous permettra ainsi de le suivre et de savoir où il ira se reproduire : peut-être nous surprendra-t-il aussi et nichera en France dans une prairie ou une lande basse non loin de là, à quelques centaines de kilomètres ! S’il n’est pas prédaté, il est très probable que cet individu revienne l’hiver prochain pour une nouvelle saison d’hivernage sur le Bassin. Nous pourrons alors observer s’il conserve les mêmes habitudes ou s’il se reporte sur d’autres zones d’alimentation et de reposoir. Ces balises GPS nous permettent ainsi de collecter de précieuses informations sur les comportements de ces oiseaux, leurs domaines vitaux et les habitats qu’ils privilégient, afin de mieux les préserver à long terme.
Ces campagnes de baguage se réalisent dans le cadre de programmes personnels validés par le MNHN/CRBPO : le programme « FONPAL » (Fonctionnalité des aires protégées pour les limicoles et pour les anatidés) d’Emmanuel Joyeux – OFB et « COURLIS » de Pierrick Bocher – Université de la Rochelle.
En 2026, la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon (équipement du Parc naturel régional des Landes de Gascogne) vous invite à porter un nouveau regard sur les trésors naturels de la Réserve ornithologique du Teich. Des sorties thématiques sont programmées tout au long de l’année pour profiter de l’atmosphère unique des paysages du delta de la Leyre au lever du jour, du passage des oiseaux migrateurs, des parades nuptiales, de la naissance des poussins et de la diversité des plantes qui font la richesse du site.
Balade au lever du jour
le 8 mars 2026
Profitez de l’ambiance enchanteresse et de la quiétude de la Réserve ornithologique du Teich aux premières lueurs. Accompagnés par un guide naturaliste, vous pénètrerez dans la Réserve avant son ouverture au public pour une expérience immersive unique. Une balade d’environ 3 heures pour écouter le « chœur de l’aube » et observer les oiseaux dans la lumière et les couleurs du petit jour.
Au plus près des oiseaux nicheurs
les 22 mars et 31 mai 2026
Plusieurs centaines d’oiseaux jettent chaque printemps leur dévolu sur les lagunes, boisements et marais qui composent la Réserve ornithologique du Teich pour s’y reproduire et élever leurs poussins. Partez à la découverte des stratégies de séduction et de reproduction des espèces qui peuplent le site en cette période de grande effervescence. Un animateur naturaliste guidera votre regard pour observer le comportement et les interactions des oiseaux qui nichent seul ou en colonie.
Escale avec les oiseaux migrateurs
les 9 mai et 3 octobre 2026
Le bassin d’Arcachon est une étape clé pour les milliers d’oiseaux qui, chaque année, reprennent la route vers leurs sites d’hivernage ou de reproduction. Sur le delta de la Leyre, la Réserve ornithologique du Teich fait figure de gîte, offrant nourriture et repos à ceux qui y font escale avant la suite du voyage. Accompagnés d’un guide naturaliste, profitez des nombreux observatoires pour venir admirer de plus près les oiseaux de passage. Portées par les vents, et parfois même par les tempêtes, des espèces tout à fait surprenantes s’y laissent observer !
Exploration botanique : alliances cachées des plantes et des animaux
le 11 octobre 2026
Les plantes qui peuplent la Réserve ornithologique du Teich vous ont-elles déjà livré tous leurs secrets ? Quels rôles les roseaux, prunelliers, tamaris, chênes ou pins maritimes jouent-ils dans leurs écosystèmes ? Quelle importance pour la faune ? Équipés de loupes botaniques, vous arpenterez les sentiers de la Réserve en compagnie d’un animateur naturaliste. Une matinée en parfaite immersion dans un décor végétal typique des domaines endigués du bassin d’Arcachon.
Tarifs : 19.00€ par adulte, 13.00€ par enfant, 17.00€ par étudiant, demandeur d’emploi, personne en situation de handicap ou abonné à la Réserve, 58€ par famille (2 adultes + 2 enfants) Billets valables sur la Réserve ornithologique du Teich pour toute la journée !
Des jumelles vous seront prêtées le temps de la visite.
Réservation obligatoire au 05 24 73 37 33.
Les tempêtes des derniers jours ont contraint les oiseaux du grand large à se rapprocher des côtes. Ce phénomène explique les très nombreux macareux moines retrouvés morts ou affaiblis sur le littoral atlantique. Les conditions météorologiques extrêmes épuisent les oiseaux pélagiques et les empêchent de s’alimenter, de nombreux individus s’échouent sur les plages après avoir lutté contre les éléments.
À Audenge, le Centre de soins LPO Aquitaine a déjà accueilli plus de 300 macareux moines ces derniers jours. Sans prise en charge rapide, leurs chances de survie sont faibles. Un appel à don et à bénévoles à été lancé pour permettre d’intervenir rapidement pour les réchauffer, les réhydrater, les nourrir et leur offrir le temps nécessaire pour reprendre des forces en toute sécurité :
Dans la Réserve, il n’est pas rare de voir les oiseaux pélagiques reprendre des forces après le passage de fortes tempêtes. Peut-être avez-vous aperçu le Phalarope à bec large de passage sur la lagune avocette (observatoires 11, 12 et 13) ? Ses pattes lobées font de lui un habile nageur, capable de picorer sa nourriture en se déplaçant.
Les phalaropes vivent au large presque toute l’année, ils ne rejoignent la terre ferme que pour se reproduire, ou lorsque la météo ne leur laisse pas le choix. Leur plumage éclatant se fait plus discret en période internuptiale : dessus gris pâle, dessous blanc, tête blanche marquée de noir à l’arrière de la calotte et autour de l’œil, bec sombre.
Chez cette espèce, la femelle est plus grande et plus colorée que le mâle ! C’est elle qui parade, et ce sont les mâles qui prennent en charge la couvaison et l’élevage des poussins.
🎬 Phalarope à bec large dans la longue-vue de Joris Grenon.
Pourquoi les oiseaux chantent-ils si loin de la période de reproduction ?
Contrairement à une idée répandue, les oiseaux ne chantent pas seulement au printemps. Le chant joue un rôle clé dans l’organisation du cycle biologique de nombreuses espèces, même à la saison froide. Chanter remplit généralement deux fonctions : défendre un territoire et attirer un partenaire pour la reproduction.
Les espèces déjà installées sur un territoire commencent à le défendre dès l’hiver, et parfois même toute l’année si elles sont sédentaires, comme certains Rougegorges. En hiver, le feuillage des arbres est moins dense, le son porte loin et les chants des autres oiseaux sont peu nombreux. Toutes les conditions sont réunies pour signaler sa présence et sécuriser un territoire.
En chantant tôt, les mâles affirment leur place et augmentent leurs chances d’attirer une partenaire dès les premiers beaux jours. Ceux qui conservent un territoire stable auront un meilleur succès reproducteur au printemps.
Beaucoup d’oiseaux restent fidèles à un territoire tout l’hiver. Certains migrateurs chantent aussi dans leur zone d’hivernage. Conserver un espace sûr pour trouver de la nourriture et se protéger du froid est essentiel à leur survie. Le chant permet de défendre cet équilibre.
🌿 Un moment privilégié pour observer !
L’hiver est une saison idéale pour écouter et observer les oiseaux. Avec moins de feuilles, moins d’activités humaines en pleine nature et moins d’oiseaux qui chantent en même temps, les chants sont plus audibles. C’est le moment de s’entraîner à les reconnaître ! Commencez par les plus répandus, comme la Mésange charbonnière. Présente toute l’année, c’est une des premières à chanter et à défendre un territoire en hiver, parfois dès le mois de décembre : 🎶écouter son chant
Des travaux sont programmés à l’entrée de la Réserve ornithologique du Teich entre le 26 janvier et le 24 février 2026. Le bassin sera vidé pour permettre la rénovation des pieux qui soutiennent la passerelle, la Brasserie et la salle multimédia.
🎫 L’accès à la billetterie restera possible tout au long des travaux.
🌿 Samedi 7 février
Visite guidée à l’aube, à la découverte des habitats humides qui font la richesse de la Réserve ornithologique du Teich.
Départ de l’accueil de la Réserve ornithologique à 7h45 pour une balade d’environ 3h.
Des jumelles vous seront prêtées.
Billets valables sur la Réserve toute la journée.
17.00€ par adulte / 11.50€ par enfant / 15.00€ par étudiant, demandeur d’emploi ou abonné à la Réserve / 51€ par famille (2A + 2E)
🛶 Dimanche 8 février Descente de la Leyre en canoë collectif, suivie d’une balade guidée à pied dans la Réserve ornithologique !
Embarquez en petit groupe pour une matinée en canoë collectif sur la Leyre. Un guide naturaliste évoquera au fil de la descente les paysages, plantes et animaux qui font vivre nos zones humides. Vous terminerez la visite par une découverte à pied de la Réserve ornithologique du Teich et de ses oiseaux !
34 euros/adulte et 27 euros/enfant, à partir de 11 ans
Départ de l’accueil de la Réserve ornithologique à 9h00 pour environ 4h de visite.
Des jumelles pourront vous être prêtées.
Conditions : savoir nager, être bien couvert et porter des chaussures fermées.
📞 Réservations obligatoires au 05 24 73 37 33
👨🔬 Dimanche 8 février Accueil naturaliste sur le Belvédère du port du Teich
Un animateur naturaliste sera présent sur le belvédère du port du Teich tout l’aprés-midi le dimanche 8 février. Au programme : observation des oiseaux à la longue-vue et lecture de paysages ! Ouvert à tous, sans réservation.
La Journée mondiale des zones humides
Patrimoine naturel exceptionnel, les écosystèmes des zones humides constituent un habitat pour 40% des espèces de la planète. Marais, landes, prairies humides, forêts alluviales, estuaire, lagunes et autres biotopes accueillent chacun une biodiversité spécifique. Oiseaux, poissons, amphibiens, reptiles, mammifères, insectes et autres animaux y trouvent refuge et nourriture. Certains en font un lieu de vie permanent. Pour d’autres, ce sont des havres de repos ou de précieuses aires de reproduction.
Chaque 2 février, la Journée mondiale des Zones Humides commémore l’adoption de la Convention de Ramsar, un traité international servant de cadre à la conservation des zones humides. Associations et organismes du monde entier se mobilisent pour partager avec le plus grand nombre leur connaissance de ces milieux aussi fragiles qu’indispensables. Des sorties et des rencontres sont proposées partout en France. Rendez-vous ici pour découvrir celles près de chez vous :
📅 jagispourlanature.org
❝Zone humide protégée par la convention Ramsar depuis le 27 octobre 2011, le delta de la Leyre fait l’objet d’un programme de gestion encadré par le PNR des Landes de Gascogne, en coordination avec les acteurs locaux, dont la Réserve ornithologique du Teich. A l’interface entre les eaux douces du bassin versant de la Leyre et les eaux salées de l’océan Atlantique, il forme une mosaïque de prairies et de boisements inondables, d’espaces endigués, de roselières, de prés salés, mais aussi de bancs sableux et de vasières sillonnés de nombreux chenaux. Cette diversité d’habitats offre des conditions favorables à l’accueil d’un très grand nombre d’espèces.❞
📚 Aujourd’hui, dans le petit glossaire du monde des oiseaux :
👀 À quoi sert la « membrane nictitante » ?
Saviez-vous que de nombreux animaux possèdent une troisième paupière ? Appelée membrane nictitante, cette fine structure transparente située dans le coin antérieur de l’œil a plusieurs fonctions. Elle se déploie horizontalement pour protéger l’œil contre le vent ou les débris tout en permettant à la surface oculaire de rester propre et hydratée.
Chez les oiseaux, elle préserve la vision en toutes circonstances : pendant le vol, sous l’eau, lors d’éventuelles altercations ou lorsque la lumière est trop forte. La vision peut rester claire, même lorsque la membrane est fermée ou semi-fermée.
☀️ Les rapaces nocturnes s’en servent en plein jour pour atténuer la lumière du soleil.
🪵 Les pics l’utilisent pour limiter le choc et éviter les éclats lorsqu’ils martèlent le bois.
🐟 Chez les oiseaux plongeurs, elle peut faire office de lentille sous-marine. L’oiseau qui la déploie avant de plonger se protège contre l’impact de l’eau tout en gardant sa proie bien en vue.
Vous est-il arrivé de l’observer chez certains oiseaux ?
N’hésitez pas à nous faire part de vos photos en commentaires !
📸 Héron cendré, Guy David et Sylvie Philipon
📸 Martin-pêcheur, Christian Malandit-Sallaud et Joël Chassin
Chaque année, les oiseaux des jardins doivent redoubler d’énergie pour trouver leur nourriture et survivre aux basses températures de la saison froide. Nous pouvons les aider à traverser l’hiver, mais pas n’importe comment !
Quand nourrir les oiseaux en hiver ?
Il est recommandé de commencer le nourrissage lors des premiers vrais froids de novembre, lorsque les températures ne dépassent plus les 10°C. Il faudra continuer jusqu’à la fin de l’hiver, au plus tard à la mi-mars dans nos régions. Si vous commencez à nourrir les oiseaux au début de l’hiver, arrêter le nourrissage en cours de saison pourrait être fatal pour les habitués de la mangeoire, qui pourraient avoir beaucoup de mal à trouver leur nourriture ailleurs.
Veillez à remplir les mangeoires tous les jours, sans interruption et sans mettre trop de nourriture en même temps au même endroit. Dans la mesure du possible, déposez la nourriture tôt le matin et en fin de journée.
Au retour des beaux jours, diminuez jour après jour la quantité de nourriture distribuée avant d’arrêter complètement.
Où placer les mangeoires ?
Les mangeoires doivent être placées suffisamment en hauteur pour que les oiseaux échappent aux prédateurs, notamment au chat domestique. Installez-les à l’abri des intempéries.
Quel menu proposer ?
– Des graines riches en matières grasses : tournesol noir (riche en lipides), cacahuètes non salées, millet, avoine, pignons, amandes, noix, noisettes ou maïs concassés… ;
– Des boules de graisse ou pains de suif sans filets (ceux-ci peuvent emprisonner ou blesser les oiseaux !) : privilégiez les graisses d’origine végétale, comme l’huile de colza ;
– Des fruits de saison : pommes, poires… même en mauvais états ;
– Pour les insectivores, les vers de farine déshydratés peuvent être une source de protéines, ne donnez pas d’autres insectes.
Ne proposez JAMAIS de lait ni de pain. Celui-ci gonfle dans l’estomac des oiseaux et peut les rendre gravement malades.
Sans oublier l’eau !
Mettre un abreuvoir d’eau peu profond permettra aux oiseaux de s’hydrater, mais aussi de se baigner. Entretenir leur plumage est indispensable pour résister aux températures hivernales. Il convient de changer l’eau tous les jours, surtout lors des périodes de gel.
Pour éviter la transmission de maladies, mangeoires et abreuvoirs doivent être nettoyés au moins une fois par semaine, à l’eau chaude.
Du 23 octobre au 19 décembre, la Bernache vous donne rendez-vous sur le Bassin d’Arcachon !
La Bernache cravant, cette petite oie migratrice emblématique, est une espèce que l’on peut observer à partir de l’automne sur le Bassin d’Arcachon, un site majeur pour son hivernage. Retrouvez les animateurs de la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon pour des accueils naturalistes à Lanton et des sorties sur l’eau en canoë collectif :
Alors que la migration se poursuit chez les populations de grues cendrées (🗺️suivis journaliers), de nombreux individus ont été retrouvés morts à proximité de sites de halte, tous touchés par la grippe aviaire.
Selon la préfecture de la Marne, près de 500 cadavres ont été dénombrés parmi les 42 000 grues cendrées arrivées autour du lac du Der la semaine dernière. Important site de halte sur le trajet des grues qui cherchent à rejoindre l’Espagne ou l’Afrique du Nord, le lac du Der n’est pas le seul site concerné. Des décès liés à la grippe aviaire ont aussi été constatés en Allemagne et dans le sud-ouest de la France. La mortalité semble s’étendre avec l’avancée de la migration.
La préfecture des Landes a confirmé ce vendredi que des grues cendrées retrouvées mortes près du lac d’Arjuzanx étaient bien porteuses du virus de l’influenza aviaire. Le niveau de risque lié à cette épizootie sur le territoire métropolitain français est désormais élevé.
ℹ️ 𝗤𝘂𝗲 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝘀𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘁𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲𝘇 𝘂𝗻𝗲 𝗴𝗿𝘂𝗲 𝗼𝘂 𝘂𝗻 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲 𝗼𝗶𝘀𝗲𝗮𝘂 𝗺𝗮𝗹𝗮𝗱𝗲 𝗼𝘂 𝗱𝗲́𝗰𝗲́𝗱𝗲́ ?
– Les services de l’État préconisent de ne surtout pas toucher les oiseaux, de ne pas les approcher et de tenir vos animaux domestiques à distance.
– Signalez immédiatement votre observation auprès de la commune concernée ou de l’OFB (📞05 45 39 00 00).
Pour permettre l’installation d’un nouvel ouvrage, les techniciens de gestion du site ont procédé à une baisse du niveau d’eau de la Vasière Spatule. Des interventions à la mini-pelle sont prévues aujourd’hui et demain pour la mise en place d’une écluse toute neuve.
En parallèle, la mini-pelle servira à retravailler une île sur la Lagune Avocette.
Cet hiver, les animateurs du Parc naturel régional des Landes de Gascogne vous invitent à venir découvrir les grues cendrées. Observer et perfectionner son regard, participer aux comptages, en balade ou depuis les observatoires… plusieurs formules sont proposées :
📅 Les 14 décembre et 11 janvier :
Partez pour un après-midi à la rencontre des grues cendrées, avec prêt de matériel d’observation et goûter offert !
🔸 20e/adulte, 13e/enfant
🔸 Départ à 14h du parking de l’église de Callen.
🔸 Infos et réservations : 📞 05 24 73 37 33
📅 Du 26 au 28 janvier :
Embarquez pour un voyage ornithologique placé sous le signe de la diversité des habitats traversés et des espèces observées. Vous partirez à la rencontre des emblématiques grues cendrées et des bernaches cravants à ventre sombre. Vous découvrirez également l’exceptionnelle diversité des oiseaux littoraux hivernants sur le bassin d’Arcachon et des passereaux de la Lande. Accompagné de Christophe Troquereau, animateur naturaliste du Parc naturel régional, vous prendrez vos quartiers d’hiver à la Ferme des filles, exploitation agricole bio, dans d’agréables gîtes forestiers situés au cœur d’un airial traditionnel.
📚 Aujourd’hui, dans le petit glossaire du monde des oiseaux :
🔵 Pourquoi le Martin-pêcheur n’est-il pas vraiment bleu ?
Ce n’est pas une légende, son plumage est une véritable illusion d’optique appelée « effet Tyndall » !
🪶 Les plumes du Martin-pêcheur d’Europe (Alcedo atthis) ne contiennent aucun pigment de couleur. Le bleu qu’on lui connaît si bien vient de structures microscopiques qui décomposent la lumière. Plus précisément, les micro-bulles d’air contenues dans les barbes et les barbules de ses plumes associées à une couche de mélanine sombre dispersent et absorbent les autres couleurs pour ne plus diffuser que des longueurs d’onde bleues. En résulte un bleu irisé, qui change de teinte selon la lumière.
Du nom du physicien britannique John Tyndall, qui l’a décrit pour la première fois en 1869, l’effet Tyndall (plus tard aussi appelé « diffusion de Rayleigh ») s’applique à bien d’autres phénomènes autour de nous, du bleu du ciel à celui des yeux (👁️en savoir plus).
Aprés plusieurs jours de travaux, le nouvel observatoire 20 est prêt à accueillir ses premiers visiteurs !
Rendez-vous dans la Réserve dès le mercredi 15 octobre pour profiter de la réouverture de cette portion du sentier.
🐢 Aprés plusieurs mois de mise en assec, l’eau est aussi de retour au Marais Cistude.
Belles observations à tous !
Retour sur le chantier :
démontage de l’ancien observatoire
Depuis le 8 septembre et jusqu’en février 2026, le SIBA engage une opération de dragage afin d’améliorer la navigabilité dans la Leyre et au Port du Teich. Une intervention indispensable et habituelle pour garantir le bon fonctionnement du plan d’eau.
Afin de préserver l’accès et la sécurité de navigation, une opération de désensablement est conduite sur le Port du Teich. Au total, près de 20 000 m³ de sable seront extraits.
Les travaux mobilisent la drague stationnaire Dragon et le remorqueur SIBA II, ainsi qu’un dispositif d’installations maritimes adapté. Après une phase d’installation en septembre, l’extraction du sable est prévue à partir du 13 octobre et se poursuivra jusqu’à fin février 2026, exclusivement du lundi au vendredi.
Le sable prélevé sera déposé à proximité des balises, ainsi que sur la plage du Teich.
Les caractéristiques de la drague « Dragon »
Longueur hors tout : 25 mètres
Largeur du ponton : 6 mètres
Largeur de travail : 25 mètres
Déplacement par papillonnage
Mouillage bâbord et tribord
Cette opération, habituelle sur le port, est essentielle pour maintenir la navigabilité et préserver la qualité du plan d’eau.
Vous avez été quelques-uns à remarquer la présence d’un individu peu commun parmi les hirondelles rustiques de passage dans la Réserve ces derniers jours : une Hirondelle rustique toute de blanc vêtue !
Les oiseaux atteints d’albinisme présentent une absence de pigments sur les plumes et des teintes rouge rosée sur la cire du bec, sur les pattes et dans les yeux. Le taux de mortalité étant très élevé chez les jeunes albinos, il est très rare de les observer.
L’Hirondelle observée ici serait plutôt atteinte de leucisme. Son plumage blanc présente des teintes grises sur le bord des ailes et la poitrine, et ses yeux ne sont pas rouges. Le leucisme est dû à une mutation qui, lors du développement embryonnaire, entraine l’absence de mélanocytes (cellules qui synthétisent la mélanine) à certains endroits ou sur tout le corps de l’oiseau.
Le plumage atypique de ces oiseaux peut les exposer à de terribles dangers : détection plus facile pour les prédateurs, rejet de la part de leurs semblables…
Chez les oiseaux leuciques, la reproduction n’est cependant pas toujours impossible :
👉 📰 LPO – Pourquoi certains oiseaux sont blancs ?
📸 Hirondelle rustique leucique, photographiée par Inge van Halder dans la Réserve ornithologique du Teich, le 26 sept. 2025.
Merci à la plateforme Ornithomedia, pour l’article fascinant et les précieuses précisions apportées à la suite de cette observation :
Du samedi 27 septembre 2025 au dimanche 26 avril 2026, l’espace muséographique du Domaine de Certes et Graveyron (à Audenge) accueille une exposition unique signée Anne Hernalsteen et Xavier Lebrun de l’association APEX.
Une immersion sensorielle pour découvrir le monde fascinant des oiseaux : écouter leurs chants, observer leurs plumes, comprendre leurs migrations et s’émerveiller de leurs parades… Tout un voyage au cœur de la vie ailée.
Une partie spécialement conçue pour les 3-6 ans, intitulée « Boules de plumes », permettra aussi aux plus petits de s’initier à la magie des oiseaux à travers des modules ludiques et adaptés.
Exposition en accès libre et gratuit, tous les jours aux heures d’ouverture du Domaine
Horaires : 10H-13H / 14H-18H (puis 10H-13H / 14H-17H de novembre à mars)
En parallèle, de nombreuses animations seront proposées par le Département et ses partenaires autour de la thématique des oiseaux !
Plusieurs opérations sont programmées pour début octobre 2025 dans la Réserve :
🚧 Des interventions à la minipelle sont prévues entre le 29 septembre et le 10 octobre pour la création d’un barrage derrière le marais Cistude, pour reprofiler le plan d’eau au niveau de l’observatoire 20 et pour diverses opérations de maintien au fond de la Réserve.
🚧 Il est temps pour l’observatoire 20 de se refaire une beauté ! Le sentier pour s’y rendre sera fermé du 29 septembre au 14 octobre. Cet observatoire nécessitant d’être totalement reconstruit, nous vous remercions pour votre patience et votre compréhension.
Les martins-pêcheurs sont nombreux dans la Réserve cette année, il est possible de les observer ailleurs qu’à l’observatoire 20.
Nos conseils ? Jetez un œil du côté des observatoires 9, 10, 14, 15 ou 19 !
Alors que la migration postnuptiale bat son plein, il est temps de revenir sur la saison de nidification 2025 des oiseaux d’eau. Pour les 3 espèces de laro limicoles nicheuses régulières, le bilan est plutôt positif :
🔹 L’𝗔𝘃𝗼𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗲́𝗹𝗲́𝗴𝗮𝗻𝘁𝗲 signe un retour attendu après deux ans d’absence. Grâce aux aménagements réalisés cet hiver, 7 couples se sont installés. Malgré la prédation du Renard, 4 jeunes ont pris leur envol : un succès reproducteur de 0,57 jeune par couple, au-dessus du seuil de renouvellement des populations (0,3).
🔹 La 𝗠𝗼𝘂𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗿𝗶𝗲𝘂𝘀𝗲, avec 57 couples nicheurs, a connu une saison plus difficile, victime des attaques du Milan noir. Résultat : 9 jeunes à l’envol, un chiffre dans la moyenne des années passées.
🔹 L’𝗘́𝗰𝗵𝗮𝘀𝘀𝗲 𝗯𝗹𝗮𝗻𝗰𝗵𝗲 réalise une performance record ! Sur 42 couples nicheurs, 40 jeunes ont atteint l’envol, soit un succès reproducteur exceptionnel de 0,95 jeune par couple. C’est le succès reproducteur le plus élevé depuis la mise en place de ce suivi.
Deux couples de 𝗣𝗲𝘁𝗶𝘁 𝗴𝗿𝗮𝘃𝗲𝗹𝗼𝘁 se sont aussi installés avec succès, donnant chacun 2 jeunes ! Autre surprise de la saison, deux couples de 𝗚𝗿𝗲̀𝗯𝗲 𝗰𝗮𝘀𝘁𝗮𝗴𝗻𝗲𝘂𝘅 se sont installés et ont chacun mené 2 jeunes à l’envol. Une excellente nouvelle, puisque l’espèce n’avait plus niché sur le site depuis 2020. Chez les anatidés et autres oiseaux d’eau, le nombres de couple (ou nichées) est stable par rapport aux années précédentes :
Merci à Carolanne (étudiante en Gestion et Protection de la Nature à Périgueux) et Juliette (en licence 3 de biologie à l’université de La Rochelle) pour leur implication dans ces différents suivis.
📅 𝗦𝗔𝗠𝗘𝗗𝗜 𝟰 𝗢𝗖𝗧𝗢𝗕𝗥𝗘
À l’occasion des Journées européennes de la migration (organisées en France par la LPO), la Réserve ornithologique du Teich et les guides naturalistes de la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon vous invitent à une journée de rencontres et d’observations le samedi 4 octobre 2025 !
🔸 𝗩𝗶𝘀𝗶𝘁𝗲 𝗴𝘂𝗶𝗱𝗲́𝗲 𝗶𝗺𝗺𝗲𝗿𝘀𝗶𝘃𝗲 :
Rendez-vous de 15h à 18h pour une balade guidée au cœur de la Réserve ornithologique.
16€/adulte, 11€/tarif réduit, 48€/famille
À partir de 10 ans, jumelles fournies. Complet.
🔸 𝗖𝗼𝗻𝗳𝗲́𝗿𝗲𝗻𝗰𝗲 :
« 𝗟𝗮 𝗺𝗶𝗴𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗼𝗶𝘀𝗲𝗮𝘂𝘅 : 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝘃𝗼𝘆𝗮𝗴𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝘂 𝗰𝗶𝗲𝗹 » avec Maxime ZUCCA !
Qui sont les oiseaux migrateurs ? Pourquoi migrent-ils ? Comment trouvent-ils leur route ? Comment survivent-ils à de si longs et périlleux voyages ?
Réponses à 19h, à la Salle multimédia de la Réserve ornithologique du Teich.
Entrée gratuite, sur inscription. Complet.
🔸20 et 21 septembre
Visite, exposition & atelier gratuits pour les Journées européennes du Patrimoine
👉 infos et inscriptions
🔸4 et 5 octobre
Week-end de formation : les oiseaux migrateurs
👉 infos et inscriptions
🔸Samedi 4 octobre
Journées européennes de la migration : visite guidée suivie d’une conférence de Maxime Zucca !
👉 infos et inscriptions
Et aussi :
La Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon (antenne du Parc naturel régional des Landes de Gascogne) et le département de la Gironde proposent des sorties gratuites pour découvrir la biodiversité et explorer les paysages du bassin d’Arcachon. En balade au coeur du delta de la Leyre, en forêt ou sur l’estran… embarquez pour quelques heures aux côtés de naturalistes passionnés :
📚 Aujourd’hui, dans le petit glossaire du monde des oiseaux :
🖊️ Qu’est ce que le « commensalisme » ?
Le commensalisme est une interaction entre des individus d’espèces différentes, dans laquelle une espèce tire un avantage de l’autre sans que celle-ci n’en trouve ni avantage ni inconvénient. Théorisé au XIXe siècle par le zoologiste Pierre-Joseph Van Beneden, on oppose ce type de relation au mutualisme, où les deux espèces tirent profit de l’interaction avec l’autre. Contrairement au mutualisme, le commensalisme repose sur une asymétrie : seule une des deux espèces trouve un bénéfice à l’action de l’autre.
Chez les oiseaux, le commensalisme peut prendre des formes diverses. Le Héron garde-bœufs (Ardea ibis) accompagne par exemple souvent les troupeaux. En marchant et en retournant la terre, les bovins, les chevaux ou même les moutons mettent à jour les petits invertébrés dont se nourrissent les échassiers. Les hérons profitent de la présence de ces animaux pour se nourrir sans difficulté, sans pour autant les déranger.
De même, de nombreuses espèces d’oiseaux profitent pour s’abriter ou pour nicher des cavités creusées dans les arbres par les pics. Après la période de nidification, les loges creusées par les pics pourront recevoir la visite d’autres oiseaux (mésanges, étourneaux, chouettes, etc.), de chauves-souris ou même de petits mammifères. Les pics jouent ici un rôle d’ingénieurs de l’écosystème. Ils créent des ressources pour de multiples espèces, sans en retirer de bénéfice.
📸 Joël Chassin – Hérons garde-boeufs avec les brebis de la Réserve ornithologique du Teich.
📸 Photo de couverture : Pic noir dans sa loge, photographié par Amandine Soyez
Les 20 et 21 septembre 2025, la ville du Teich vous invite à célébrer le patrimoine à travers un programme riche et gratuit ! Balades nature, visites guidées, immersion au sommet du Belvédère, animations marines ou encore expositions vous attendent tout au long du week-end.
Pour l’occasion, la Réserve ornithologique du Teich et la MNBA vous proposent de partir à la découverte des trésors naturels du Teich :
Samedi 20 septembre
de 9h30 à 12h00 – COMPLET
Tous à la vase !
Du haut de plage à l’estran vaseux, de la laisse de mer aux crabes dont on ne distingue que les yeux, venez découvrir, en compagnie d’un animateur nature du Parc naturel régional des Landes de Gascogne, les paysages du bassin d’Arcachon à marée basse et comprendre comment la vie s’organise avec le balancement des marées. Arpenter, explorer, chercher, contempler seront les maîtres mots de nos découvertes !
Rendez-vous : Sentier du Littoral (parking situé allée de Canteranne, à Gujan-Mestras) Réservation obligatoire au 05 24 73 37 33. GRATUIT avec le soutien du Département de la Gironde À partir de 5 ans.
Samedi 20 septembre
de 13h30 à 17h00
EXPOSITION
Portraits d’oiseaux et accueil naturaliste au Belvédère du port du Teich !
La Réserve ornithologique du Teich propose une exposition hors les murs inédite, au pied du Belvédère du Teich. Venez découvrir les portraits d’oiseaux réalisés au cœur de la Réserve par des visiteurs passionnés !
Et pour prendre un peu plus de hauteur, grimpez à la rencontre de l’animateur nature qui, au sommet du Belvédère, vous apprendra à lire les paysages et comprendre les mouvements des oiseaux du delta de la Leyre.
Visite « ornitho-historique »de la Réserve ornithologique du Teich
Les guides naturalistes de la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon vous invitent à une balade « ornitho-historique » sur les sentiers de la Réserve. Un parcours de 4 kilomètres évoquant l’histoire du site et de ses paysages, façonnés par l’activité humaine pour les oiseaux sauvages. « Parc » devenu « Réserve » ornithologique, 110 hectares contribuent depuis 1972 à la richesse et à la protection du patrimoine naturel local. Le temps d’une matinée, venez découvrir les oiseaux et l’évolution de cet ancien lit de La Leyre.
Rendez-vous à l’accueil de la Réserve Ornithologique du Teich Réservation obligatoire au 05 24 73 37 33. GRATUIT dans la limite des places disponibles. Maximum 20 places – à partir de 7 ans
Dimanche 21 septembre
de 13h30 à 17h30
Accueil naturaliste à la pointe du Teich
Un guide naturaliste et sa longue-vue seront présents tout l’après-midi sur le Sentier du Littoral, à la pointe du Teich. Venez à sa rencontre pour découvrir les richesses naturelles du littoral et observer les oiseaux du Bassin d’Arcachon !
Visiteur régulier à la Réserve ornithologique du Teich et photographe de talent, Joël Chassin a récemment eu l’occasion d’explorer de nouveaux paysages et d’observer dans un autre contexte des espèces habituellement croisées au Teich. Il partage avec nous le souvenir de rencontres exceptionnelles, en mai et juin dernier, au cœur du fabuleux Parc national de Doñana, en Espagne.
Situé sur la rive droite du Guadalquivir, le Parc national de Doñana est la plus grande zone humide du sud de l’Europe. Déclarée réserve de la biosphère et patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO, elle accueille l’une des plus grandes héronnières de la région méditerranéenne !
Marais, lagunes, dunes mobiles, falaises, pinèdes et plages couvrent sur plus 54 000 hectares une mosaïque d’habitats essentiels à la préservation d’espèces menacées. Le Lynx ibérique, l’Aigle impérial ibérique, la Sarcelle marbrée, l’Érismature à tête blanche, la Foulque à crête, le Fuligule nyroca, le Butor étoilé ou encore la Guifette noire y trouvent refuge.
Sur le couloir de migration Est-Atlantique, les marais du Parc offrent des zones de halte, d’hivernage et de reproduction pour des milliers d’oiseaux d’eau. Joël Chassina pu y observer des spatules blanches et des ibis falcinelles… avec leurs petits !
Nichant en colonie, ces deux espèces construisent leurs nids avec de fines branches. La Spatule blanche pond 3 à 5 œufs (parfois 6) entre avril et mai. Ils seront couvés pendant 24 jours. Les jeunes spatules commenceront à voler à 7 semaines, mais n’atteindront leur maturité sexuelle qu’après 3 ans.
L’Ibis falcinelle pond généralement 4 œufs d’un gris-bleu intense. Ils seront couvés par les deux parents pendant 3 semaines. Les jeunes peuvent essayer de voler à partir de 28 jours. Ceux qui quittent le nid se regroupent pour être nourris par l’ensemble des adultes.
Un grand merci à Joël Chassin pour le partage de ces belles rencontres !
À l’occasion de la Journée mondiale des Limicoles, la Réserve ornithologique du Teich et la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon (antenne du Parc naturel régional des Landes de Gascogne) vous invitent à venir observer et étudier les oiseaux du bassin d’Arcachon !
🔶 𝗩𝗶𝘀𝗶𝘁𝗲 𝗴𝘂𝗶𝗱𝗲́𝗲 𝗶𝗺𝗺𝗲𝗿𝘀𝗶𝘃𝗲 :
Rendez-vous de 15h30 à 18h30 pour une balade guidée au cœur de la Réserve ornithologique !
🔸16€/adulte, 11€/tarif réduit, 48€/famille
🔸À partir de 12 ans, jumelles fournies.
Visite guidée complète – il reste des places pour la conférence :
🔶 𝗖𝗼𝗻𝗳𝗲́𝗿𝗲𝗻𝗰𝗲 :
Adrien de Montaudouin, ornithologue à la Réserve Naturelle Nationale du Banc d’Arguin (SEPANSO), donnera à partir de 19h une conférence pour tout comprendre de l’écologie et de la migration des limicoles sur le bassin d’Arcachon.
🔸À la Salle multimédia de la Réserve ornithologique du Teich.
🔸Entrée gratuite, sur inscription.
Outre-Atlantique, Bryce Robinson et le Cornell Lab of Ornithology étudient l’incroyable diversité des buses à queue rousse. Bien que très répandue en Amérique du Nord, l’espèce n’a jusqu’ici été que très peu étudiée.
Le projet « Buse à queue rousse » regroupe les données de chercheurs des États-Unis et du Canada pour analyser les variations de plumages et l’évolution des 16 sous-espèces reconnues.
À l’est de l’Amérique du Nord, les buses à queue rousse ont presque toujours le dessus brun, la poitrine et le ventre clairs, une ceinture rayée et une queue rousse. À l’ouest de l’Amérique du Nord, de nombreux individus sont châtain foncé ou chocolat. Un groupe nichant à l’extrême nord-ouest du continent est encore plus sombre, avec une queue qui n’est même pas rousse.
À l’ouest des États-Unis et du Canada, 80% de la population de la sous-espèce calurus présente des formes claires, les 20% restant étant des formes sombres ou intermédiaires.
🔎 L’objectif des chercheurs est de comprendre comment des oiseaux d’une même espèce peuvent maintenir une telle multiplicité de couleurs ? Comment coexistent ces différentes colorations ? Dans quelle mesure ces variations reflètent-elles la structure génétique de l’espèce et son histoire évolutive ?
Qui sont les goélands qui visitent la Réserve ?
Apprenez à différencier les 5 espèces les plus observées sur le site :
Pour aller plus loin, la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon propose une formation « Laridés et oiseaux côtiers » en fin d’année :
👉 Les formations de la MNBA
L’heure du rassemblement a sonné chez les milans noirs. Dès le mois de juillet, ces migrateurs au long cours forment des groupes pour regagner l’Afrique subsaharienne. Planeur accompli, le Milan noir tire profit de courants aériens pour parcourir de longues distances sans recourir au vol battu, particulièrement énergivore. Capable de franchir jusqu’à 500 kilomètres en un seul jour (bien qu’il s’en tienne en général plutôt à une distance de 150 à 350 km), il affiche une vitesse moyenne de 48,5 km/h en vol plané.
Son secret ? L’usage des ascendances : des courants d’air verticaux qui élèvent les oiseaux sans qu’ils aient besoin de battre des ailes. On distingue principalement deux types de courants, les ascendances thermiques et les ascendances dynamiques.
Les ascendances thermiques sont produites par le réchauffement du sol par le soleil. L’air chaud, plus léger, s’élève en colonnes invisibles dans l’atmosphère. Souvent marquées par la présence de cumulus (l’air chaud refroidit en altitude pour former des nuages), ces colonnes apparaissent généralement en fin de matinée pour s’estomper en fin de journée. Elles sont totalement absentes en cas de couverture nuageuse.
Une fois engouffrés dans ces courants d’air chaud, les rapaces comme les milans noirs déploient leurs ailes et décrivent des cercles jusqu’à atteindre une certaine altitude. Tant que la vitesse de l’air ascendant dépasse la vitesse de chute propre à l’oiseau, celui-ci peut continuer de s’élever. Lorsqu’il atteint une hauteur suffisante, l’oiseau peut se laisser glisser en vol plané vers la prochaine colonne.
Cet enchaînement de spirales ascendantes et de vols planés en ligne droite est appelé vol à voile. Il permet de couvrir de très longues distances sans effort musculaire. Par temps favorable, un oiseau peut ainsi parcourir plusieurs dizaines de kilomètres sans battre une seule fois des ailes.
Les ascendances dynamiques apparaissent lorsque le vent heurte un relief. Le soulèvement de l’air produit par le vent sur une colline, une montagne ou une élévation modeste créé une portance suffisante pour les oiseaux.
L’utilisation des ascendances est déterminante dans le choix des routes migratoires. Il est, par exemple, très rare de trouver des ascendances efficaces au-dessus de la mer. C’est ce qui conduit les rapaces comme les milans noirs à emprunter des détroits comme Gibraltar, large de seulement 14 kilomètres. Les populations de Milan noir y transitent en groupes parfois très denses. Plus de 91 000 individus ont pu y être recensés en une seule journée. Autre point de passage, ici également soumis aux ascendances dynamiques, le col pyrénéen d’Organbidexka est emprunté par une moyenne de 32 935 milans noirs chaque année (selon les données saisies de 2018 à 2024).
Données Trektellen – Col pyrénéen d’Organbidexka :
Plusieurs opérations de gestion sont programmées dans la Réserve pour ce mois de juillet :
✅️ Entretien des digues entre les observatoires 14 et 15 (Marais Ouest).
✅️ Entretien et arasement des îlots de la Vasière Spatule, au niveau de l’observatoire 10 (entre les 18 et 21 juillet).
✅️ Entretien de la roselière Est.
🪧 Pour être informés des opérations en cours le jour de votre venue, consultez les panneaux à l’accueil de la Réserve.
📚 Aujourd’hui, dans le petit glossaire du monde des oiseaux :
🖊️ Zoom sur : la « SYRINX »
Les oiseaux sont capables de produire une grande diversité de sons. Les pics tambourinent, les cigognes craquettent, certaines espèces font vibrer leurs plumes… Mais bien qu’extrêmement variés, la majorité des sons produits par les oiseaux sont des chants ou des cris. Ils sont générés par un organe vocal que les oiseaux sont seuls à posséder : la syrinx.
Alors que les autres vertébrés utilisent le larynx (situé au-dessus de la trachée) pour émettre des sons, les oiseaux vocalisent exclusivement grâce à la syrinx, située à la jonction entre la trachée et les bronches. Ce positionnement unique dans la cage thoracique, plutôt qu’à l’entrée des voies respiratoires comme le larynx, soulève encore des questions sur son origine évolutive.
Anatomiquement, la syrinx est composée de cartilages et de cavités contenant des membranes vibrantes, mises en action par l’air expiré ou inspiré. Ce sont les muscles qui entourent cet organe qui permettent d’ajuster les tensions et les mouvements des membranes, modulant ainsi le son en fréquence, en intensité et en rythme. Chez certaines espèces, chaque côté de la syrinx peut fonctionner indépendamment, produisant simultanément deux sons différents. C’est cette prouesse que l’on retrouve, par exemple, dans les vocalises des étourneaux sansonnets.
Le système respiratoire des oiseaux joue un rôle essentiel dans le soutien de cette performance vocale. Contrairement aux mammifères, leur respiration repose sur un flux d’air continu, permis par un ensemble de sacs aériens (9 chez la majorité des espèces) et de fins canaux appelés parabronches. L’un de ces sacs, le sac claviculaire, entoure la syrinx et pourrait participer à son efficacité.
Retenons que la syrinx, les muscles qui l’entourent et le système respiratoire des oiseaux sont le fruit d’une coévolution remarquable, qui explique leur capacité à produire des sons exceptionnels.
📸 Rossignol philomèle, Erick Laucher
Le saviez-vous ?
Dans la mythologie grecque, Syrinx est une nymphe. Fille du dieu-fleuve Ladon et suivante d’Artémis, elle se serait changée en roseaux pour échapper aux avances du dieu Pan, qui transforma les tiges en sa célèbre flûte.
Tous les ans le 7 juin : célébrons les Martinets !
Espèces protégées, les Martinets sont menacés partout en Europe par la disparition des bâtiments propices à leur nidification (renfoncements entre les tuiles, anfractuosités des façades…), par la disparition des insectes et par la prédation.
Apprendre à connaître ces acrobates du ciel, c’est apprendre à les aider :
L’équipe de gestion de la Réserve accueille une nouvelle stagiaire pour les deux prochains mois. Étudiante en master BEE(Biologie, écologie, évolution) à l’université de Toulouse, Carmen suit le parcours MAB (Man and Biosphere).
Sa mission pour les prochaines semaines ? Rassembler, tirer et analyser les données de toutes les espèces baguées contactées dans la Réserve depuis 2020.
Les données collectées par lecture de bagues offrent des informations précieuses pour le suivi des populations d’oiseaux. Tous les oiseaux bagués observés sur nos sentiers sont répertoriés et signalés auprès des organismes à l’origine du baguage. Chaque code raconte l’histoire de l’oiseau qui le porte. Il peut permettre de connaître son lieu de naissance, son âge, la route migratoire qu’il emprunte…
Il est ainsi possible de savoir que, parmi les 104 avocettes élégantes porteuses de bagues observées dans la Réserve depuis 2021, 57 ont été baguées en France, 39 aux Pays-Bas, 3 en Belgique et en Espagne et seulement 2 en Pologne.
Du côté des spatules blanches, plusieurs observations établissent que la majorité des individus qui transitent par la Réserve arrivent également des Pays-Bas. Cette semaine, un individu a été observé avec, à la patte gauche, le code alphanumérique NDS1. Cette donnée, comme les précédentes, a été transmise à l’organisme à l’origine de la bague, posée en 2022. Parfois porteurs de balises, certains individus peuvent aussi être suivis en temps réel :carte Global Flyway Network
Spatule blanche NDS1 – photographiée par Gilles TRICHEUX le 15 mars 2025
Récemment, le code nasal B(O5WO) observé au niveau de l’étang Busard sur une Sarcelle d’hiver a indiqué un individu en provenance du Portugal (plus d’informations ici). Sa bague a été posée en 2021 à EVOA, dans la Réserve Naturelle de l’estuaire du Tage.
Sarcelle d’hiver, photographiée par François VIGNAUD à l’observatoire 17 en février 2025
Chez les barges à queue noire, un mâle bagué en Angleterre revient dans la Réserve chaque année depuis 2021. Sa bague a été posée par la Royal Society for the Protecion of Birds en 2021. Baptisé Halrar, il a été vu pour la première fois dans la Réserve en août 2021. Il fréquente souvent la lagune avocette en début de saison (observatoires 11 et 12), et également la zone Quancard. Souvent seul, il est arrivé blessé cette année.
Barge à queue noire Halrar, photographiée par Marc Weiss en janvier 2025
En 2024, un Pluvier argenté bagué en Guinée-Bissau ou encore un Bécasseau maubèche en provenance de Mauritanie ont pu être observés.
Bécasseau maubèche, photographié par Patrick DABE sur Grand large Est le 7 mai 2024
Depuis 2020, des centaines de données ont ainsi été collectées. Merci à Carmen qui, par son travail assidu, nous permet de les faire parler et de vous les partager !
Les premières mouettes rieuses sont nées, du côté de l’observatoire 14. Avec plus de 30 nids occupés, pas facile de tenir à jour le calendrier des naissances ! Heureusement pour Carolanne et Juliette (chargées des suivis nidification cette année), des indices plutôt évidents permettent d’estimer l’âge des nouveau-nés.
🔹𝗘𝗻𝘁𝗿𝗲 𝟭 𝗲𝘁 𝟯 𝗷𝗼𝘂𝗿𝘀 :
le poussin a du duvet et un petit « diamant » sur le bec, une sorte de dent qui facilite la sortie de la coquille.
🔹𝗘𝗻𝘁𝗿𝗲 𝟰 𝗲𝘁 𝟲 𝗷𝗼𝘂𝗿𝘀 :
le duvet est toujours là, mais le diamant a disparu.
🔹𝗗𝗲 𝟳 𝗮̀ 𝟴 𝗷𝗼𝘂𝗿𝘀 :
les poussins commencent à muer au niveau du ventre.
🔹𝗘𝗻𝘁𝗿𝗲 𝟵 𝗲𝘁 𝟭𝟰 𝗷𝗼𝘂𝗿𝘀 :
leur ventre devient de plus en plus blanc.
🔹𝗘𝗻𝘁𝗿𝗲 𝟭𝟱 𝗲𝘁 𝟮𝟭 𝗷𝗼𝘂𝗿𝘀 :
des plumes brunes apparaissent.
🔹𝗔𝘂-𝗱𝗲𝗹𝗮̀ 𝗱𝗲 𝟮𝟭 𝗷𝗼𝘂𝗿𝘀 :
ils sont presque entièrement couverts de plumes.
Chez cette espèce, la femelle dépose chaque année 2 à 3 œufs dans le nid. L’incubation dure entre 22 et 26 jours. Semi-nidicoles, les petits restent exclusivement au nid pendant environ une semaine après leur naissance. Ils ne prendront leur envol définitif que vers l’âge de 32 à 35 jours.
Campagne internationale de sensibilisation, la Journée mondiale des oiseaux migrateursœuvre pour la protection des oiseaux et de leurs habitats. Chaque année, le deuxième samedi de mai célèbre le voyage retour des oiseaux vers leurs sites de nidification.
2025 met à l’honneur les espaces partagés pour « créer des villes et des communautés accueillantes pour les oiseaux. »
L’expansion des zones urbaines est porteuse de défis croissants pour les oiseaux migrateurs, qui voient les habitats naturels se réduire et la pollution sonore et lumineuse s’intensifier. Face à ce constat, la Journée mondiale des oiseaux migrateurs invite les communautés du monde entier à adopter des pratiques simples, pour rendre nos villes, nos écoles et nos jardins plus accueillants et plus sûrs pour les oiseaux.
Alors, par où commencer ?
🔹𝗥𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝘃𝗶𝘀𝗶𝗯𝗹𝗲𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗳𝗲𝗻𝗲̂𝘁𝗿𝗲𝘀.
Les surfaces vitrées peuvent faire croire aux oiseaux que le paysage continue. Pour prévenir les collisions, il est important de casser les reflets (installer des rideaux, coller des stickers, placer des objets à l’extérieur des fenêtres, etc.).
🔹 𝗣𝗿𝗼𝘁𝗲́𝗴𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗶𝗻𝘀𝗲𝗰𝘁𝗲𝘀.
Soutenez l’agriculture biologique et évitez d’utiliser des pesticides et des produits chimiques, qui contribuent au déclin des papillons, libellules et autres insectes dont dépendent les oiseaux.
🔹 𝗣𝗿𝗶𝘃𝗶𝗹𝗲́𝗴𝗶𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗹𝗮𝗻𝘁𝗲𝘀 𝗶𝗻𝗱𝗶𝗴𝗲̀𝗻𝗲𝘀.
Elles fournissent la nourriture et les abris dont les oiseaux ont besoin. Éliminez les plantes envahissantes et laissez des litières de feuilles se créer dans les jardins et dans les cours.
🔹 𝗜𝗻𝘃𝗶𝘁𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗼𝗶𝘀𝗲𝗮𝘂𝘅 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝘀𝗼𝗻 𝗷𝗮𝗿𝗱𝗶𝗻, en posant des nichoirs et des sources d’eau claire.
🔹 𝗘𝘁𝗲𝗶𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗹𝘂𝗺𝗶𝗲̀𝗿𝗲𝘀.
La nuit, la lueur de nos villes et de nos maisons peut perturber le cycle de repos des oiseaux et avoir un impact négatif sur leur migration et leur reproduction.
🔹 𝗔𝘁𝘁𝗮𝗰𝗵𝗲𝗿 𝘀𝗲𝘀 𝗮𝗻𝗶𝗺𝗮𝘂𝘅 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗶𝗲.
En liberté, les chats et les chiens peuvent perturber, voire tuer, les oiseaux. Lors de vos balades, surveillez et tenez vos animaux en laisse. Dans vos jardins, délimitez pour eux des espaces dédiés.
🔹 𝗗𝗶𝗿𝗲 𝗲𝗻𝗳𝗶𝗻 𝗡𝗢𝗡 𝗮𝘂 𝗽𝗹𝗮𝘀𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲.
Selon les derniers chiffres des chercheurs du laboratoire de l’ILE et des experts de LPO, 90% des oiseaux marins sont intoxiqués par le plastique. Un chiffre qui pourrait frôler les 100% dès 2050.
Et bien sûr : passez le message !
Nous avons tous un rôle à jouer pour la survie des oiseaux.
Ce 10 mai, c’est aussi le GLOBAL BIG DAY : une initiative du Cornell Lab of Ornithology pour recenser un maximum d’espèces d’oiseaux à travers le monde en l’espace de 24h.
Pour participer, il suffit d’entrer vos observations du jour sur la plateforme eBird :
👉 eBird – Global Big Day
Les techniciens de la Réserve effectuent une mise en assec temporaire du Marais Cistude pour la réalisation de travaux de gestion. Pour limiter l’impact sur le milieu et sur les espèces, la mise en assec se fera de manière progressive :
Partez à la découverte des trésors naturels du Teich !
À l’occasion de la Fête de la Nature, la Réserve ornithologique du Teich et la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon invitent petits et grands à venir explorer les paysages et les trésors naturels du Bassin d’Arcachon, en compagnie de guides naturalistes passionnés. Voguer sur La Leyre guidés par les récits enchanteurs d’une conteuse, explorer la Réserve et le sentier du littoral, observer les oiseaux et s’émerveiller devant les naissances du printemps… Au mois de mai, rendez-vous au cœur de la vie sauvage du Teich !
Visite guidée, accueil naturaliste sur le sentier du littoral et balade contée en canoë collectif sont au programme de cette semaine de célébration. Animées par des guides de terrain, ces sorties offrent une rare proximité avec la biodiversité locale. Novices ou passionnés, curieux et amoureux de la nature sont invités à venir s’émerveiller devant la diversité des espèces et la spécificité des écosystèmes du Bassin d’Arcachon.
Balade contée en Canoë vendredi 16 mai de 19h15 à 21h30
Embarquez pour une descente de la Leyre à bord d’un grand canoë collectif, accompagnés d’un guide naturaliste et d’une conteuse d’histoires.
Départ de la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon
GRATUIT – à partir de 6 ans.
Réservation obligatoire au 05 24 73 37 33
Visite guidée de la Réserve ornithologique pour les enfants de 7 à 10 ans mercredi 21 mai de 14h00 à 16h30
Venez découvrir et observer les oiseaux qui nichent dans la Réserve au printemps !
Vous serez équipés de jumelles.
GRATUIT – tous les enfants doivent être accompagnés de leur(s) parent(s)
Réservation obligatoire au 05 24 73 37 33
Accueil naturaliste à la pointe du Teich samedi 24 mai de 14h00 à 17h00
Un(e) guide naturaliste et sa longue-vue accueilleront les passants sur le sentier du littoral, à la pointe du Teich. Vous y découvrirez les oiseaux du moment et le cabinet de curiosités des animateurs de la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon.
GRATUIT – sans réservation
Créée en 2017, la Journée Mondiale du Courlis célèbre chaque 21 avril les initiatives prises à travers le monde pour protéger les populations de Courlis.
Sur 9 espèces de courlis décrites dans le monde, 2 ont cessé d’exister en moins de 40 ans. En France, les populations de Courlis cendré ont diminué de 68% depuis 2001. Pourquoi un tel déclin ? Quelles études et quels programmes de sauvegarde sont en cours pour y faire face ?
Suite à plusieurs demandes d’identification du Busard des roseaux,
voici quelques éléments clés pour vous permettre de le reconnaître à coup sûr, sans le confondre avec le Milan noir !
Généralement présent dans la Réserve du mois d’août au mois d’avril.
Généralement présent dans la Réserve de mars à août.
Merci aux photographes qui, par leurs images, nous ont permis de réaliser ces fiches :
📸 Joël CHASSIN, Didier LAE, Jacques GILLON, Guy DAVID, Alex Cooper, Piotr KRZESLAK
📚 Aujourd’hui, dans le petit glossaire du monde des oiseaux :
🖊️ Whiffling
Le « whiffling » est une technique spectaculaire utilisée en vol par certaines espèces d’oies, de canards ou de limicoles comme les chevaliers, les vanneaux ou les barges. En plein vol, l’oiseau se renverse brusquement, annulant la portance de ses ailes pour se laisser tomber. En se retournant, les oiseaux perdent rapidement de l’altitude, un peu comme si un avion faisait un piqué contrôlé. Ils utilisent l’aérodynamisme de leurs ailes pour descendre plus rapidement.
Souvent utilisé pour atterrir, le « whiffling » est aussi un moyen de déstabiliser d’éventuels prédateurs. En rendant leur trajectoire imprévisible, les oiseaux compliquent la tâche de leur agresseur. Dans un tout autre contexte, cette impressionnante manœuvre peut aussi servir à impressionner un potentiel partenaire lors des parades nuptiales.
L’équipe de la Réserve ornithologique du Teich a entamé la semaine avec une immersion dans un nouveau décor : la Réserve naturelle nationale des prés salés d’Arès et de Lège-Cap-Ferret !
Au nord du bassin d’Arcachon, entre Jane de Boy à Lège-Cap Ferret et le port ostréicole d’Arès, 330 hectares abritent une grande richesse floristique et des paysages composés d’un vaste pré salé, de dunes boisées, de prairies humides, de ripisylves (végétation bordant les cours d’eau) et d’un complexe endigué formé par d’anciens réservoirs à poissons.
Soumise à la double influence de l’eau salée et de l’eau douce arrivant des lacs médocains par le canal des étangs, cette Réserve Naturelle est une zone d’hivernage et de reproduction pour de nombreux oiseaux. 200 à 250 canards siffleurs hivernent chaque année sur le débouché du canal des étangs. Zone de halte pour les migrateurs, elle sert aussi de reposoir pour les oiseaux d’eau à marée haute.
Passerelle sur le canal des étangs
Ecluse de la digue
Recouverts d’eau, les prés salés se transforment en nourricerie pour de nombreuses espèces de poissons. À marée basse ou à mi-marée, ils représentent une importante zone de quiétude ou de chasse dans les esteys pour des mammifères tel que les loutres d’Europe. Derrière les digues, l’eau douce accueille d’autres espèces, comme la Cistude d’Europe.
Traces de Loutre d’Europe
Côté flore, les plantes qui composent les prés salés doivent supporter à la fois le recouvrement par les marées et la présence de sel dans l’eau et dans le sol. Avec 200 hectares de prés salés, la RNN des prés salés d’Arès et de Lège-Cap-Ferret abrite ici le plus vaste habitat du littoral aquitain pour les espèces halophiles. On y observe des espèces propres aux vasières, aux prés salés et aux zones de transition avec la dune. Toscart maritime, Obione ou encore Salicornes succèdent ainsi à la Romulée de Provence ou au Gazon d’Olympe. Sur le bassin d’Arcachon et en Nouvelle-Aquitaine, il n’y a qu’ici que vous rencontrerez le Troscart de Barrelier (ou Troscart des marais).
Troscart maritime
Troscart de Barrelier
En accès libre, les visiteurs peuvent parcourir la Réserve Naturelle en empruntant un réseau de sentiers balisés. Des visites guidées et de passionnants ateliers sont également organisés toute l’année par l’Office de tourisme d’Arès et l’Association Cap Termer.
Un grand merci à Benoît, Richard et Marie pour leur chaleureux accueil
et pour ce temps d’échange sur la gestion d’espaces naturels protégés !
Avec le printemps revient la Journée mondiale du Moineau !
Chaque année, le 20 mars est l’occasion de rappeler les menaces qui continuent de peser sur les populations de moineaux à travers le monde.
Que savez-vous vraiment des beaux passereaux que sont les moineaux ? Comment les reconnaître ? Comment les aider ? Quoi de neuf ces dernières années ?
Pour devenir incolable sur les moineaux de notre région, consultez et partagez notre dossier spécial : 🔎 Journée mondiale du Moineau
Le niveau d’eau de la zone Grand Large (observatoires 1, 2, 4, 5 et 7) est de nouveau plus bas que d’ordinaire.
Pourquoi ? Pour permettre aux échasses de s’y installer !
Souvenez-vous, plusieurs couples avaient jeté leur dévolu sur cette zone pour nicher l’an dernier.
La baisse des niveaux d’eau avait été très favorable à la dispersion des couples d’échasses blanches et à la survie des jeunes poussins.
➡️ Retrouvez ici le suivi détaillé réalisé par Amélie Garcia : Nidification 2024
Suite au succés de cette opération, les niveaux seront de nouveau baissés cette année.
L’objectif est de laisser à découvert les craquoys et bancs de sable pour que les oiseaux puissent s’y installer.
Rendez-vous dans les prochaines semaines pour suivre cette nouvelle saison de nidification !
Accouplement d’échasses blanches, photographié par Guy DAVID
Un nouveau concours photo démarre sur les sentiers de la Réserve !
Merci aux talentueux photographes qui, année après année, contribuent à faire connaître les oiseaux qui peuplent le site. Cette année, nous vous proposons de quitter un instant l’immensité du ciel pour nous concentrer sur un tout autre univers :
🔎 LE MINUSCULE
Équipés de téléphones ou d’appareils photo, embarquez pour un voyage vers une autre dimension. Zoomez entre les herbes, effleurez la surface de l’eau, cherchez la vie à vos pieds ou sur les branches pour changer d’échelle et explorer l’univers enchanteur du minuscule. Sur les sentiers de la Réserve, chaque pas nous rapproche d’un monde insoupçonné. Prenez le temps de le contempler et, si l’instant s’y prête, de le photographier !
Avez-vous déjà tenté de capturer la danse des demoiselles ? De saisir sur sa toile les multiples regards d’une araignée ? D’apercevoir les plumeaux des chironomes ou le mouvement des antennes d’une fourmis ? Avez-vous observé les ocelles d’une abeille, le cœur d’une fleur, la larve d’une libellule, la texture délicate des ailes d’un papillon ou les courbes d’un lichen ?
Accroupis au bord d’un chemin, penchés sur les perles de rosée près des fleurs sauvages, au détour d’un buisson, sur les arbres ou près des observatoires, le nez en l’air ou sur la pointe des pieds, laissez-vous émerveiller par les moindres détails.
Végétaux, insectes, minéraux … tout ce qui est petit est permis !
Les photos sélectionnées seront exposées en 2026 sur les sentiers de la Réserve.
Vous avez jusqu’au 15 décembre 2025 pour nous les envoyer.
12 lauréats et lauréates seront retenus.
Comment participer ?
Envoyez vos clichés à cette adresse en précisant la date et le lieu de la prise de vue (photographies prises dans la Réserve uniquement) :
📧 photosabonnes.rot@gmail.com
📚 Aujourd’hui, dans le petit glossaire du monde des oiseaux :
❤️ Pour cette Saint-Valentin, nous vous proposons de découvrir ensemble
la fascinante stratégie de séduction de certaines espèces d’oiseaux : le « lek » !
Mot d’origine suédoise (de « leka » qui signifie jouer), le lek désigne l’espace sur lequel une population d’oiseaux vient parader et s’accoupler. Il peut s’agir d’un terrain dégagé, d’une petite clairière ou de tout espace où les oiseaux peuvent se regrouper sans obstacles. Les mâles se rassemblent et paradent sur cette forme d’arène pour séduire les femelles.
Les rassemblements ont lieu quotidiennement pendant la saison de reproduction. Les mâles reprennent chaque jour leur position dans l’arène pour y défendre un petit territoire. Chacun y exhibe son plumage, ses talents de danseur et ses capacités vocales. Les zones les plus centrales étant généralement les plus convoitées, on y trouve les mâles dominants, avec qui les femelles se reproduisent en priorité. Un très petit nombre de mâles peut ainsi s’accoupler avec la majorité des femelles.
Après l’accouplement, les femelles quittent le lek pour s’occuper seules de la ponte et de l’élevage des jeunes. Les mâles, eux, continuent de parader pour féconder d’autres femelles.
Souvent associé au Tétras Lyre ou au Grand Tétras, ce comportement se retrouve également chez certaines espèces de Paradisiers, de Manakins ou chez le Combattant varié.
Combattants variés sur un lek en Norvège.
En permettant aux femelles de trouver plusieurs mâles au même endroit, le lek facilite le choix du partenaire et diminue le risque de prédation pour les femelles, qui n’ont pas à effectuer de longs déplacements. Bien qu’il permette la diffusion génétique, ce comportement reste énergivore pour les mâles. Pour ceux qui ne parviennent pas à séduire de femelles, il peut représenter une perte de ressources considérable. Un tel rassemblement comporte aussi des risques. Concentrés en un seul endroit, mâles et femelles s’exposent davantage aux prédateurs ou à d’éventuelles maladies.
Une étude américaine publiée en décembre 2024 a toutefois démontré l’efficacité du lek sur le plan de l’évolution. Après avoir étudié les données de plus de 6600 espèces d’oiseaux, les chercheurs Rafael Marcondes et Nicolette Douvas ont souligné la stabilité de cette stratégie au fil du temps : 👉 https://bit.ly/4guJbHS
Chez certaines espèces, comme l’Outarde canepetière, on parle de « lek éclaté. » Les mâles sont plus dispersés, ils ne se regroupent pas en arène mais sont suffisamment proches pour que les femelles puissent entendre leurs vocalisations.
Une 7e édition sous le signe des relations, des liens et des interdépendances qui tissent et définissent le vivant
Dans le vaste théâtre du vivant, des connexions insoupçonnées tissent un réseau d’interactions fascinantes. Sous la surface des forêts et au cœur des prairies, se déroulent des histoires d’entraide, de dépendance ou de confrontation, issues de longues coévolutions. Le temps d’un week-end, observons un monde où les uns jouent un rôle vital pour les autres et où les autres leur sont indispensables.
Mais qu’est-ce qui relie ces êtres ensemble ? Quels secrets se cachent derrière l’alliance d’une algue et d’un champignon pour former un nouvel organisme, ou dans le partenariat invisible entre les racines des arbres et les champignons du sol ? Quels stratagèmes les plantes adoptent-elles pour assurer leur reproduction et même leurs déplacements ? Comment les bousiers et bien d’autres organismes rendent-ils possible le recyclage de la matière organique et rendent à nouveau disponibles les nutriments pour les plantes ?
Ces relations sont bien plus qu’une simple coexistence : elles tissent le vivant. Passer en revue les relations et les interdépendances des vivants entre eux nous mènera à évoquer la pollinisation, les symbioses, le parasitisme, la chaîne alimentaire, l’organisation sociale des groupes, la communication…
En résumé, ce maillage, ces interactions de tout ordre, définissent les écosystèmes. Explorer ces connexions, c’est aussi interroger notre rapport au vivant : elles nous rappellent que nous sommes une espèce parmi tant d’autres.
Rejoignez-nous à la Halle du Port, au Teich, pour participer aux balades nature ou contées, pour déambuler dans les expositions et rencontrer les acteur.rice.s de la préservation du vivant, pour écouter des spécialistes ou regarder des documentaires animaliers puis échanger avec leurs réalisateur.rice.s.
NB : Toutes les activités proposées dans le cadre du festival sont gratuites. Certaines supposent néanmoins de s’inscrire au préalable. Les pré-inscriptions seront ouvertes en mars.
Vous n’avez pas eu le temps de vous pré-inscrire ? Venez quand-même nous voir, des places restent disponibles sur inscription à l’accueil du festival (10h-18h) !
CONCOURS PHOTOS
𝐋𝐞 𝐭𝐡𝐞̀𝐦𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟓 : « 𝐕𝐢𝐯𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐞𝐧 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 »
La vie est un tissu de relations, aucune espèce n’évolue déconnectée des autres. Ce réseau constitue les écosystèmes et permet à chacun d’être vivant. Symbiose, mutualisme, compétition, alimentation…cette année, venez illustrer la palette des relations qui constituent la vie !
ℹ️ Les détails du concours, les prix, le règlement et les conditions de participation sont ici :
👉 www.territoires-sauvages.fr/concours-photo
Vous avez jusqu’au 9 mars pour déposer vos photos.
Bonne chance à tous !
L’équipe de la Réserve ornithologique du Teich est heureuse de convier les visiteurs abonnés à un temps d’échange et de rencontre le samedi 5 avril 2025 à 17h à la salle multimédia (à l’entrée de la réserve).
Vous avez un abonnement en cours de validité ? Venez à la rencontre des gestionnaires du site et de votre communauté de fidèles amoureux des oiseaux !
Un échange privilégié pour en apprendre davantage sur le fonctionnement de la Réserve ornithologique, son évolution, ses projets pour 2025, mais aussi sur les suivis scientifiques en cours et les dernières actualités des oiseaux.
La présentation sera suivie d’un temps de questions/réponses.
Un pot amical vous sera offert.
Vous souhaitez aborder un sujet en particulier ?
Faites-le-nous savoir !
Pour répondre au mieux à vos demandes d’informations, nous vous proposons (que vous soyez présents le jour J ou non*) de soumettre vos suggestions via le lien d’inscription à la rencontre :
Les gestionnaires de la Réserve vont entamer les travaux prévus sur la lagune avocette. Après plusieurs semaines à découvert, l’îlot principal de la lagune va être remodelé et restauré pour le rendre plus favorable à la nidification des laro-limicoles.
🌿Des opérations de gestion de la végétation (lutte contre le baccharis) ont également été menées sur le sentier entre l’observatoire 10 et 11. Des aplats de vase vont maintenant être posés pour favoriser la végétation des prés-salés, plus adaptées à l’alimenation de la Gorgebleue à miroir. Du côté de l’observatoire 10, les îlots de la vasière spatule vont également être restructurés.
Pour toutes visites entre le 27 janvier et le 7 février, privilégiez les autres zones d’observation la Réserve.
Merci pour votre compréhension.
Sur les sentiers de la Réserve, la surprise de début d’année accueille déjà
ses premiers visiteurs à plumes (et 🐿️ à poils !)
Une discrète cabane, des vitres sans tain, un bac d’eau peu profond agrémenté d’un peu de végétation… quel est donc ce nouvel aménagement ?
Imaginée et fabriquée par les élèves du Lycée de la mer de Gujan-Mestras, c’est une drink station ! Une installation qui permettra à tous les passionnés d’observer et de photographier les passereaux à moins de cinq mètres, sans jamais les déranger.
Au-delà des chances d’observation qu’elle offre aux visiteurs de la Réserve, la drink station rend service à la faune sauvage pendant les périodes difficiles. Elle sert de mangeoire en hiver (au plus tard jusqu’à début mars) et d’abreuvoir en été. Sa faible hauteur d’eau contribue à un rituel indispensable dans la vie quotidienne des oiseaux : le bain. Se baigner permet aux oiseaux de garder un plumage propre tout en se débarrassant de certains parasites.
De par sa configuration particulière et sa proximité avec la faune, la drink station doit respecter des règles plus strictes que les autres observatoires. Pour les animaux et pour votre confort d’observation, le calme et le silence doivent y être rois. Nous vous demandons de rester le plus silencieux possible et de ne pas faire de mouvements brusques à l’approche et à l’intérieur de la cabane.
ℹ️ La Drink Station ne se privatise pas, elle est ouverte à tous les visiteurs de la Réserve de la même manière que les 20 autres observatoires. Un abonnement est nécessaire pour en profiter sur les horaires d’ouvertue anticipée : visiteurs abonnés.
📷 Il est tout à fait possible de faire des photographies de qualité au travers des vitres sans tain. Attention toutefois à ce que vos objectifs ne touchent pas les vitres. Cet observatoire n’a pas été conçu spécifiquement pour la photographie, c’est avant un outil de médiation pédagogique.
⚠️ Dans l’observatoire, pensez aux autres visiteurs : restez le plus silencieux possible et ne pas monopolisez pas les lieux.
A savoir :
Dans l’objectif d’éviter tout danger pour les oiseaux, la structure a été pensée suite à des recherches approfondies et de très nombreux retours d’expérience. L’emplacement de la drink station a notamment fait l’objet de longues réflexions. Pour éviter que les oiseaux ne viennent percuter les vitres, il a été décidé d’installer le bassin dans un sous-bois buissonnant, loin de tout couloir de déplacement.
Actuellement, des graines posées au bout du bassin concentrent l’attention des oiseaux qui se déplacent de branche en branche dans le sous-bois et ne sont pas attirés par les vitres. Le risque de collision reste tout de même surveillé de près par les techniciens de la Réserve, qui (en plus de bandes horizontales à l’extérieur des vitres) vont installer une avancée en bois au-dessus des vitres pour venir casser la ligne d’horizon et diminuer le reflet.
Comme toute nouveauté, cet outil pédagogique demande à être testé et adapté.
L’équipe de la Réserve prendra en compte les retours constructifs de chacun.
Chaque année voit se redessiner les grandes lignes d’un récit jalonné d’événements successifs, plus ou moins communs à toutes les espèces d’oiseaux : migration, formation des couples, reproduction, élevage et envol des oisillons, mue, hivernage… Nous vous proposons de découvrir ici, mois après mois, les diverses étapes du cycle annuel des oiseaux de la Réserve !
Courlis cendré, dessiné par Pierre Petit
Survivre au cœur de l’hiver
Considéré comme le cœur de l’hiver, le mois de janvier est une période cruciale pour les oiseaux. La plupart des espèces limitent leurs mouvements migratoires et se concentrent sur une tâche essentielle : faire face au froid. Le défi est de taille pour les oiseaux qui, chaque jour, doivent à la fois économiser leur force et compenser les pertes caloriques engendrées par les basses températures. Où trouver les calories suffisantes pour leurs besoins énergétiques ? Comment empêcher la chaleur corporelle de s’échapper ? Comment anticiper la migration à venir ?
Pour maintenir le fragile équilibre qui les maintient en vie, tous consacrent l’essentiel des journées froides à l’entretien de leur plumage et à la recherche de nourriture.
Le plumage, un véritable manteau
Le plumage est la principale protection des oiseaux contre le froid. Il piège l’air chaud près de la peau pour créer une isolation efficace. En hiver, les oiseaux développent un plumage plus épais, adapté aux températures plus froides. En plus de réfléchir la lumière pour éviter la surchauffe en plein soleil dans un environnement enneigé, les plumes blanches offrent aux oiseaux comme le Lagopède alpin un camouflage dans la neige. Les plumes foncées, en revanche, absorbent plus de chaleur en captant davantage la lumière du soleil, ce qui peut être avantageux dans un environnement froid, où la lumière du soleil est limitée.
Au-delà des plumes, des comportements tels que l’orientation face au vent ou le positionnement d’une patte sous le plumage permettent aussi de limiter les pertes thermiques. Se placer face au vent empêche le froid de s’infiltrer « à rebrousse-plumes. » Cachée sous le plumage, la patte relevée de l’oiseau endormi offre une autre économie de chaleur. Au moins une de ses deux pattes est maintenue à bonne température. De même pour le bec, lui aussi dépourvu de plumes. Niché sous l’aile de l’oiseau qui se repose, il conserve de précieuses calories en réchauffant l’air inspiré.
Les réserves adipeuses
Sous leur plumage, les oiseaux stockent de la graisse. Elle sert à la fois d’isolant thermique et de réserve d’énergie. Ces réserves sont particulièrement importantes pour les espèces aquatiques comme les Canards, exposés à des pertes thermiques accrues au contact de l’eau froide.
Pour éviter l’hypothermie, les oiseaux ont dans les pattes un échangeur thermique digne des plus grands ingénieurs. Pour limiter la déperdition de chaleur du sang circulant au niveau de la peau, les vaisseaux qui le conduisent vers les pattes de l’oiseau sont en contact avec ceux qui remontent vers le cœur. Le sang qui descend est ainsi refroidi par celui qui remonte. Le sang qui remonte est réchauffé par celui qui descend. Cet échange à contre-courant permet de mieux préserver la chaleur.
Pour vivre mieux, vivons nombreux
Plus facile à observer, se rassembler permet aux oiseaux de profiter de la chaleur du groupe. C’est, par exemple, la stratégie adoptée par les étourneaux en hiver. Sur l’eau, de nombreux limicoles en sont aussi arrivés aux mêmes conclusions. (voir notre article : “Pourquoi former des dortoirs ?”)
Les règles de Bergmann et Allen
Au 19ème siècle, Carl Bergmann a émis l’hypothèse que les animaux à sang chaud avaient tendance à être plus grands dans les régions froides que leurs congénères plus éloignés des pôles. Lié à l’efficacité de la thermorégulation, ce phénomène indique que les individus de plus grande taille sont favorisés par la sélection naturelle dans les régions froides (moins de risque d’hypothermie) alors que les individus plus petits le sont dans les régions chaudes (moins de mortalité liée à de fortes chaleurs). Sur une même durée et dans les mêmes conditions climatiques, un grand oiseau perd moins de chaleur qu’un oiseau plus petit. Ainsi, plus on s’approche du nord plus les Merles noirs ou Moineaux domestiques du Royaume-Unis seront massifs (Duncan McCollin, 2015). À l’inverse, mais dans un même souci d’économie de chaleur, la règle d’Allen stipule que les animaux des milieux froids ont des appendices (queue, bec, oreille…) plus courts que leurs congénères des milieux plus chauds.
Encore peu observées dans nos régions tempérées, ces différences pourraient être de plus en plus marquées au fur et à mesure que le climat se réchauffe. Les études des prochaines années s’efforceront de confirmer ou non cette hypothèse.
Nourrir les oiseaux de manière responsable
En période de froid prolongé, un apport alimentaire peut être vital pour les oiseaux. Attention toutefois à ne pas les rendre dépendants et à leur offrir des aliments appropriés.
Les bons aliments
– Graisses végétales mélangées à des graines
– Graines de tournesol (très riches en lipides), millet, avoine, chènevis…
– Fruits frais (pommes, poires) et fruits secs non salés (noisettes, noix fraîches)
– Cacahuètes non grillées et non salées
– Des coupelles d’eau propre, indispensables pour boire et entretenir le plumage
Les aliments à éviter
– Pain, biscottes, pâtisseries qui gonflent dans l’estomac
– Tous produits salés ou riches en sucre
– Pas de lait
– Pas d’insectes
Ne surtout pas déranger
Pour survivre, les oiseaux doivent économiser la moindre calorie. Faire s’envoler un groupe de limicoles sur une plage en hiver revient à leur faire gaspiller une quantité d’énergie difficile à retrouver. Un oiseau qui n’a plus assez d’énergie pour trouver la nourriture nécessaire au maintien de sa température corporelle verra immédiatement ses chances de survie compromises.
L’hiver est une période décisive pour les oiseaux. Seuls survivent ceux qui réussissent à maintenir leur poids et préserver leurs forces. Perturber leur hivernage compromet leur capacité à constituer des réserves vitales.
La période qui précède la migration prénuptiale doit permettre aux oiseaux hivernants d’accumuler assez de calories pour rejoindre les sites de nidification. Le voyage étant bien souvent long et périlleux, l’oiseau doit, là encore, ménager ses efforts. C’est d’autant plus vrai pour certaines espèces, comme l’Avocette élégante, dont les couples peuvent se former sur les sites d’hivernage.
Pour une approche respectueuse :
– Maintenez une distance suffisante entre vous et les oiseaux dans les espaces naturels.
– Évitez tout bruit ou geste brusque.
– Respectez les zones de quiétude réservées aux oiseaux.
Si l’hiver est une épreuve pour les oiseaux, c’est aussi l’occasion pour nous de les observer et de les aider sans les déranger. Offrir une nourriture adaptée, proposer des conditions favorables à l’entretien de leur plumage et respecter leur tranquillité sont des gestes simples mais précieux. Parlez-en autour de vous !
Embarquez en petit groupe pour une matinée en canoë collectif sur la Leyre. Un guide naturaliste évoquera au fil de la descente les paysages, plantes et animaux qui font vivre nos zones humides. Vous terminerez la visite par une découverte à pied de la Réserve ornithologique du Teich et de ses oiseaux !
Sortie gratuite, dans la limite des places disponibles.
Départ de l’accueil de la Réserve ornithologique à 8h00 pour environ 4h de visite.
Des jumelles pourront vous être prêtées.
Conditions : savoir nager, être bien couvert et porter des chaussures fermées.
Enfants à partir de 12 ans.
Réservation obligatoire au 05 24 733 733
[COMPLET !]
La Journée mondiale des Zones Humides
Patrimoine naturel exceptionnel, les écosystèmes des zones humides constituent un habitat pour 40% des espèces de la planète. Marais, landes, prairies humides, forêts alluviales, estuaire, lagunes et autres biotopes accueillent chacun une biodiversité spécifique. Oiseaux, poissons, amphibiens, reptiles, mammifères, insectes et autres animaux y trouvent refuge et nourriture. Certains en font un lieu de vie permanent. Pour d’autres, ce sont des havres de repos ou de précieuses aires de reproduction.
Chaque 2 février, la Journée mondiale des Zones Humides commémore l’adoption de la Convention de Ramsar, un traité international servant de cadre à la conservation des zones humides. Associations et organismes du monde entier se mobilisent pour partager avec le plus grand nombre leur connaissance de ces milieux aussi fragiles qu’indispensables. Des sorties et des rencontres sont proposées partout en France. Rendez-vous ici pour découvrir celles près de chez vous :
📅 jagispourlanature.org
❝Zone humide protégée par la convention Ramsar depuis le 27 octobre 2011, le delta de la Leyre fait l’objet d’un programme de gestion encadré par le PNR des Landes de Gascogne, en coordination avec les acteurs locaux, dont la Réserve ornithologique du Teich. A l’interface entre les eaux douces du bassin versant de la Leyre et les eaux salées de l’océan Atlantique, il forme une mosaïque de prairies et de boisements inondables, d’espaces endigués, de roselières, de prés salés, mais aussi de bancs sableux et de vasières sillonnés de nombreux chenaux. Cette diversité d’habitats offre des conditions favorables à l’accueil d’un très grand nombre d’espèces. ❞
Pour la deuxième année consécutive, les odonates ont été traqués dans la Réserve ! Attrapés parfois, zieutés de près souvent, identifiés minutieusement, photographiés avec précision et, bien évidemment, relâchés en pleine forme, ils ont comme l’an passé été étudiés avec la méthodologie du protocole STELI.
Malgré une année particulièrement pluvieuse et un mois de mai sans la moindre journée de suivi, les résultats sont intéressants. La promotion 2024 affiche 5 espèces non contactées en 2023. 21 espèces ont été identifiées, contre 16 en 2023.
Si le Sympétrum vulgaire (sur la liste rouge française des odonates) n’a pas été revu cette année, des espèces comme le Pennipatte blanchâtre ou le Crocothémis écarlate sont venu grossir le rang des espèces recensées sur le site.
Pour poursuivre sur le sujet, nous vous invitons à consulter le Plan National d’Action 2020-2030 en faveur des libellules ainsi que les listes rouges des libellules de France et de la région Nouvelle-Aquitaine :
La Réserve ornithologique du Teich vous souhaite une année riche en découvertes !
Merci d’être toujours plus nombreux à suivre et relayer nos actualités. Plus que jamais, les oiseaux ont besoin d’être choyés. Merci de nous aider à faire connaître et protéger le vivant autour de nous. En 2025, continuons d’observer, apprendre et partager.
À bientôt sur nos sentiers !
📸 Carte de voeux réalisée par Mathilde BERNASCONI (disponible à la Boutique de l’Oiseau)
📚 Aujourd’hui, dans le petit glossaire du monde des oiseaux :
🖊️ 𝗚𝘆𝗻𝗮𝗻𝗱𝗿𝗼𝗺𝗼𝗿𝗽𝗵𝗶𝘀𝗺𝗲
Le “gynandromorphisme bilatéral” se traduit chez les animaux par un corps divisé en deux : une moitié est mâle, l’autre est femelle. Ce phénomène rare et fascinant a pu être observé chez certaines espèces d’oiseaux, de papillons, d’araignées, de lézards ou de crustacés.
Chez les individus qui présentent un fort dimorphisme sexuel (différences morphologiques entre mâles et femelles), le gynandromorphisme est particulièrement flagrant.
Quelle différence avec l’hermaphrodisme ? Le gynandromorphisme est une coexistence permanente des deux sexes au sein d’un même corps. Chez les oiseaux, cela résulte d’une anomalie génétique particulièrement rare pendant la fécondation. Alors que les individus hermaphrodites sont capables de passer d’un genre à l’autre en fonction des circonstances et des besoins, les gynandromorphes présenteront toute leur vie une moitié mâle et l’autre femelle.
Il existe également une autre variante : le gynandromorphisme en mosaïque. Celui-ci affecte l’organisme de manière aléatoire, avec des zones féminines et masculines moins symétriques. Il n’est pas impossible que, selon la répartition des parties mâles ou femelles, certains individus puissent se reproduire, à condition bien sûr que leur allure singulière n’affecte pas leur recherche de partenaire.
Les animateurs de la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon (antenne du PNR Landes de Gascogne) vous invitent à plonger au cœur des réserves naturelles de la région pour partir à l’affût des majestueuses Grues cendrées :
🩶 𝗔̀ 𝗖𝗮𝗽𝘁𝗶𝗲𝘂𝘅, 𝗹𝗲 𝟭𝟵 𝗷𝗮𝗻𝘃𝗶𝗲𝗿 𝟮𝟬𝟮𝟱 Venez observer les dames grises à l’affût en compagnie d’un guide naturaliste. Toilette, parade, quête alimentaire et autres gestuelles pourront être observées à la longue-vue, sans manquer le retour sur les zones de dortoir à la tombée du jour. Un encas à partager sera l’occasion d’une pause durant cet après-midi de découverte.
🔸De 14h à 18h30, maximum 15 personnes 🔸20€/adulte, 13€/enfant, avec goûter offert et prêt de matériel d’observation 🔸Réservation au 05 24 733 733
🩶 𝗔𝘂 𝗧𝗲𝗶𝗰𝗵, 𝗹𝗲𝘀 𝟮𝟰, 𝟮𝟱 𝗲𝘁 𝟮𝟲 𝗝𝗮𝗻𝘃𝗶𝗲𝗿 𝟮𝟬𝟮𝟱 Entre littoral et landes humides, embarquez pour un voyage ornithologique placé sous le signe de la diversité des habitats traversés et des espèces observées. Des landes aux lagunes saumâtres en passant par les rivages marins, vous partirez à la rencontre des emblématiques Grues cendrées et Bernaches cravants à ventre sombre. Vous découvrirez l’exceptionnelle diversité des limicoles hivernants du bassin d’Arcachon et scruterez la mer à la recherche d’oiseaux marins poussés par le vent du Nord (plongeons, grèbes, laridés). Accompagné d’un animateur naturaliste du Parc Naturel Régional, vous prendrez pour 2 nuits vos quartiers d’hiver à la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon, au cœur de la Réserve Ornithologique du Teich !
Chaque année voit se redessiner les grandes lignes d’un récit jalonné d’événements successifs, plus ou moins communs à toutes les espèces d’oiseaux : migration, formation des couples, reproduction, élevage et envol des oisillons, mue, hivernage… Nous vous proposons de découvrir ici, mois après mois, les diverses étapes du cycle annuel des oiseaux de la Réserve !
DANS LE VENTRE DES OISEAUX HIVERNANTS
L’arrivée de l’hiver est une période difficile pour les oiseaux qui voient les journées raccourcir et les nuits s’allonger. Lors des nuits les plus froides, les petits passereaux comme les mésanges peuvent perdre jusqu’à 10% de leur masse corporelle. Alors que les ressources se raréfient ou deviennent moins accessibles, comment les oiseaux font-ils pour subvenir à leurs besoins alimentaires ?
Des baies Certains arbrisseaux conservent leurs fruits jusqu’à tard dans la saison. Ce sont pour les oiseaux de précieuses sources de nutriments. Dans la réserve, les oiseaux peuvent profiter de la présence de mûres jusqu’en octobre. Ils passeront ensuite aux prunelles des prunelliers, qui sont un véritable cocktail d’antioxydants et de vitamine C. Il en va de même pour les cynorrhodons, ces petites baies rouges de l’églantier, ou pour les fruits de l’aubépine ou du houx. Plus tard dans la saison, ce sont les fruits particulièrement tardifs du lierre qui viendront offrir un répit alimentaire crucial pour les oiseaux frugivores.
Mûres de la Ronce commune – Réserve ornithologique du Teich
Prunelles du Prunellier – Réserve ornithologique du Teich
Cynorrhodons de l’Eglantier – Réserve ornithologique du Teich
Baies de l’Aubépine – Réserve ornithologique du Teich
Baies du Houx – Réserve ornithologique du Teich
Fleurs de Lierre – Réserve ornithologique du Teich
Des Graines Certaines plantes conservent leurs graines longtemps après le début de l’hiver, malgré les premières gelées. Le Chardonneret élégant tire par exemple une partie de ses ressources des graines des chardons ou de cardères. Si les graines viennent à manquer, certains oiseaux sont aussi capables de se tourner vers des bourgeons floraux comme ceux de l’aulne ou du pin, également riches en nutriments.
Les invertébrés : une ressource inestimable Bien que moins abondants, les invertébrés continuent de jouer un rôle clé dans l’alimentation de nombreux oiseaux à la saison froide. La Mésange charbonnière modifie par exemple sa méthode de chasse : au lieu de capturer des insectes visibles dans la végétation, elle est notamment capable de trouver les larves, pupes ou chrysalides cachées en hiver dans les tiges creuses des roseaux. Les invertébrés aquatiques, comme les larves d’insectes, restent également accessibles, même sous de minces couches de glace. Certaines araignées s’activent également lors des radoucissement de température. Une aubaine pour des oiseaux opportunistes tels que les Grimpereaux.
Changements de régime En hiver,de nombreux oiseaux modifient leur alimentation en fonction de la disponibilité des ressources. Les Mésanges, les Orites ou la Panure à moustaches passent, par exemple, d’un régime insectivore à un régime granivore. Chez la Panure, cette transition est facilitée par une modification structurelle : son gésier se renforce et devient capable, aidé par de petits cailloux ingérés par l’oiseau, de broyer les graines consommées durant les mois les plus froids.
Et chez les limicoles ? Les oiseaux vivant près des côtes bénéficient de ressources renouvelées à chaque marée basse. Les marées exposent de nombreux vers, crustacés et mollusques, habituellement cachés sous le sable. Les talitres, communément appelés « puces de mer », sont également une proie de choix. Ils permettent aux oiseaux de maintenir un apport énergétique suffisant pour affronter le froid.
D’autres milieux aquatiques offrent aussi des opportunités uniques. Bien que cachés sous la glace, les poissons sont plus lents en hiver et plus faciles à attraper pour des oiseaux comme les Cormorans ou les Canards plongeurs.
Observatoire 20 en janvier 2024
Les ressources anthropiques : des opportunités risquées L’activité humaine génère aussi des opportunités alimentaires pour les oiseaux. Les plaines agricoles, avec leurs champs en jachère ou les restes de récoltes, constituent un festin pour certaines espèces. Les décharges offrent aussi des ressources en abondance : des milliards de tonnes d’aliments sont jetés chaque année dans le monde. Une aubaine qui, pour de nombreux oiseaux, peut se transformer en véritable cauchemar en raison de la toxicité de certains déchets et des plastiques qui viennent entraver la gorge ou les membres de oiseaux.
À l’inverse, les mangeoires installées dans les jardins sont une aide précieuse pour de nombreux passereaux, la compétition à ces points de nourrissage pouvant tout de même augmenter la vulnérabilité des oiseaux face à des prédateurs comme l’Épervier d’Europe.
Sans oublier l’eau ! L’eau est aussi un facteur crucial pour la survie des oiseaux en hiver. Elle joue un rôle pour l’hydratation et pour la digestion des granivores, mais elle aussi peut représenter un danger : en hiver, les oiseaux qui se baignent risquent l’hypothermie. Pour alimenter des points d’eau, veillez à prévenir ce risque en les maintenant peu profonds.
POUR ALLER PLUS LOIN
Participer à la Formation “Les oiseaux des jardins” à la Réserve ornithologique le 14 décembre 2024 (de 9h à 13h, 22€/personne). Formation spéciale débutants : observation et identification des espèces fréquentant la mangeoire & aménagements pouvant favoriser l’accueil de l’avifaune. Réservation auprès de la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon au 05 24 733 733.
📚 Aujourd’hui, dans le petit glossaire du monde des oiseaux :
🖊️ Mobbing
Le mobbing (ou houspillage) est un comportement défensif observé chez de nombreuses espèces d’oiseaux : c’est lorsqu’un ou plusieurs individus attaquent un prédateur potentiel.
Les Corvidés sont, par exemple, particulièrement connus pour ce comportement, souvent déclenché par la simple présence d’un rapace jugé menaçant. La manœuvre a pour but d’alerter les autres oiseaux du danger et d’augmenter les chances de survie des jeunes en décourageant les prédateurs en période de nidification.
Bien que coûteux, le mobbing offre un avantage considérable pour la protection des nids situés au cœur des colonies. À l’approche d’un rapace ou d’une Corneille, les Mouettes rieuses d’une colonie s’envolent par exemple pour foncer en groupe vers l’intrus en criant et en déféquant.
Lors du mobbing, les oiseaux font généralement mine d’attaquer. Le but est de désorienter et d’intimider le prédateur sans nécessairement entrer en contact physique. Le plus souvent, le mobbing reste une attaque simulée, conçue pour dissuader plutôt que pour blesser.
📸 Epervier d’Europe houspillé par un Geai des chênes, par Christian Grellety
L’observatoire 10 a ouvert ses portes … et ses fenêtres sur la vasière Spatule ! Reconstruite dans sa totalité, cette cabane d’observation est entièrement sur pilotis. Elle offre une vue panoramique sur l’étendue de la vasière Spatule, une zone appréciée des Spatules blanches et des limicoles comme les Courlis ou les Barges. Un double niveau permet aux visiteurs de choisir entre prendre de la hauteur ou rester proche du sol.
Belles observations en perspective, au cœur de la Réserve :
De véritables talents se cachent parmi nos visiteurs !
Vous êtes de plus en plus nombreux à faire connaître les oiseaux et autres merveilles de la Réserve au travers de vos images. Toute l’équipe vous en remercie ! Cette année, nous avons le plaisir de vous inviter à participer à 2 nouveaux appels à contribution :
📸 𝗝𝗘𝗨𝗫 𝗗𝗘 𝗟𝗨𝗠𝗜𝗘̀𝗥𝗘
✨ Qui mieux que l’œil affûté du photographe naturaliste pour jouer avec les oscillations ? De la douceur de l’aube à la dure clarté des après-midis d’été, le soleil projette sur la Réserve des ombres changeantes. Hésitante en hiver, flamboyante en été, caressante en automne, la lumière attise nos imaginaires et, au travers de la photo, propose à nos regards d’étonnantes possibilités créatives. Reflets, contre-jours, alternance d’ombre et de clarté… Un univers tout en contraste se dessine ici chaque jour. A vous de nous le révéler !
📸 𝗣𝗔𝗬𝗦𝗔𝗚𝗘𝗦
🌾 Prairies, lagunes, marais, bois et roselières habillent saisons aprés saisons la Réserve de verts, de jaunes et de bleus. Prisonniers du froid, bercés par les vents, gorgés d’eau ou baignés de soleil, les paysages de la Réserve ont de nombreux visages. Au ras du sol, à travers la végétation, en prenant de la hauteur depuis les observatoires, au trépied ou à main levée … Quelles images gardez-vous de vos contemplations sur les sentiers de la Réserve Ornithologique ? Qu’est-ce qui, pour vous, représente le mieux les paysages – grands ou petits – qui font la richesse du site ?
𝗟𝗲𝘀 𝗽𝗵𝗼𝘁𝗼𝘀 𝘀𝗲́𝗹𝗲𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲́𝗲𝘀 𝘀𝗲𝗿𝗼𝗻𝘁 𝗲𝘅𝗽𝗼𝘀𝗲́𝗲𝘀 𝗲𝗻 𝟮𝟬𝟮𝟱 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗲𝗻𝘁𝗶𝗲𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗥𝗲́𝘀𝗲𝗿𝘃𝗲 !
Vous avez jusqu’au 15 décembre pour nous les envoyer 😉
𝗖𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗶𝗰𝗶𝗽𝗲𝗿 ?
Envoyez vos clichés à cette adresse en précisant la date, le lieu de la prise de vue et la thématique du concours auquel vous participez :
DIMANCHE 24 NOVEMBRE
de 10h à 18h Entrée gratuite pour tous les habitant(e)s du Teich
sur présentation d’un justificatif de domicile à l’accueil de la Réserve ornithologique.
A savoir :
Dans la Réserve, les oiseaux sont plus nombreux à marée haute.
Le meilleur moment pour les observer ce jour-là sera de 11h à 14h ! Dernière entrée à 16h30.
Les visiteurs réguliers l’auront certainement remarqué, le niveau d’eau de la lagune Avocette (observatoires 11 et 12) est maintenu relativement haut ces derniers temps. La hauteur actuelle de l’eau n’a pas d’impact sur la fréquentation du site, elle permet de noyer les berges des îlots pour changer la végétation en faveur de la salicorne.
D’ici quelques jours, les gestionnaires de la Réserve baisseront volontairement les niveaux pour retirer le plus d’eau possible et laisser la vase se densifier. Les berges de la lagune resteront ensuite à découvert pendant un mois. Une intervention est programmée en janvier pour retravailler les îlots à l’aide d’une mini-pelle et retirer la végétation restante.
🌿 Au printemps et en été : une plus faible hauteur d’eau et des îlots sans végétation seront plus favorables à la nidification des Avocettes élégantes. 🍂 En automne et en hiver : le niveau d’eau est remonté pour faire des îlots des reposoirs que les techniciens de gestion continueront d’entretenir en les badigeonnant de vase.
La Réserve et le Sentier du Littoral seront exceptionnellement fermés ce lundi 4 novembre entre 10h et 15h. Une battue est organisée afin de réguler la population de sangliers. ⌚ Ouverture de l’accueil de la Réserve à 15h, dernière entrée à 16h30.
📚 Aujourd’hui, dans le petit glossaire du monde des oiseaux :
🖊️ Qu’est-ce que le « jizz » ?
Le “jizz” est un terme utilisé par les ornithologues pour décrire l’apparence globale ou l’impression générale que peut donner un oiseau, avant même d’en observer les détails spécifiques. Il s’agit d’une perception intuitive qui repose sur une combinaison de facteurs tels que la taille, la silhouette, le comportement, la manière de voler… En d’autres termes, c’est un ensemble de caractéristiques visuelles et comportementales pour identifier un oiseau, même si l’observation est brève ou à distance.
Un ornithologue expérimenté pourrait, par exemple, reconnaître un Martinet noir en vol en se basant sur son vol rapide, sur sa taille et sur la forme de ses ailes. Il n’aura pas besoin de connaître la couleur de ses plumes ou d’observer l’oiseau à l’arrêt pour en déterminer l’espèce. De la même manière, il est relativement aisé de reconnaître « le jizz » du Faucon crécerelle à sa manière de voler en “Saint-Esprit” (vol stationnaire avec rapides battements d’ailes). Sa silhouette élancée, ses ailes pointues et sa longue queue permettent de le distinguer sans avoir besoin de jumelles. Dans un jardin, le rouge-gorge peut-être reconnaissable à sa posture fière comme à sa façon de se déplacer en sautillant au sol, même lorsque son plastron rouge n’est pas immédiatement visible. Le mot « jizz » trouverait son origine dans le jargon militaire britannique du début du 20ᵉ siècle, mais il existe plusieurs théories quant à l’étymologie exacte du mot. Certains suggèrent qu’il pourrait provenir de l’expression « General Impression of Size and Shape » (impression générale de la taille et de la forme), utilisée par les pilotes pour identifier rapidement les avions alliés et ennemis.
Le jeu de piste revient pour les vacances dans la Réserve ornithologique ! ✉️ Une mystérieuse lettre attendra les enfants de 6 à 15 ans (accompagnés d’au moins un adulte) à l’accueil de la Réserve ornithologique du Teich du 19 octobre au 3 novembre inclus. Avec vos enfants ou petits-enfants, venez déchiffrer les énigmes qui se dévoilent au fil du petit parcours de la Réserve ! 🔎 Prévoir environ 2h pour vous balader et observer les oiseaux tout en menant votre enquête. Un bon de réduction de 5€ (pour tout achat de plus de 15€, hors artisanat) vous sera remis à la Boutique de l’Oiseau sur présentation de la “mystérieuse lettre” complétée et validée par les agents de la Boutique ou de l’accueil. Accès à la Réserve aux tarifs habituels. Bonne chance à tous !
Chaque année voit se redessiner les grandes lignes d’un récit jalonné d’événements successifs, plus ou moins communs à toutes les espèces d’oiseaux : migration, formation des couples, reproduction, élevage et envol des oisillons, mue, hivernage… Nous vous proposons de découvrir ici, mois après mois, les diverses étapes du cycle annuel des oiseaux de la Réserve !
Les dortoirs :
se regrouper pour faire face au froid et aux prédateurs
Chez les oiseaux, les dortoirs désignent à la fois le lieu où les individus se regroupent et le rassemblement lui-même. Contrairement aux colonies, qui servent principalement à la nidification, les dortoirs sont des lieux de repos. Ces rassemblements revêtent une importance capitale pour la survie de nombreuses espèces, qui affrontent ainsi le froid de l’hiver, échappent aux prédateurs ou y échangent de précieuses informations.
Sur l’eau, au sol ou perchés, les dortoirs peuvent être des arbres, des buissons, des roselières, des friches, des plans d’eau, des bâtiments, des antennes, des grues, des pylônes, des quais ou même des îlots. Les espèces qui les utilisent sont très diverses. Certains abritent seulement quelques individus, tandis que d’autres peuvent accueillir des milliers d’oiseaux, parfois de différentes espèces.
Dortoir d’Aigrettes Garzettes à la tombée de la nuit
dans la Réserve Ornithologique du Teich (septembre 2024)
Pourquoi former des dortoirs ?
L’un des principaux avantages des dortoirs est la protection qu’ils offrent contre les prédateurs. En se rassemblant en grand nombre, les oiseaux bénéficient d’un effet de dilution : la probabilité qu’un individu soit capturé diminue lorsqu’il se fond dans le groupe. De plus, la vigilance collective renforce la sécurité. Les oiseaux sont en mesure de détecter plus facilement les menaces, et l’envol simultané de nombreux individus peut déstabiliser un prédateur.
Les dortoirs jouent également un rôle essentiel dans la régulation de la température corporelle des oiseaux. En se regroupant, ils créent un « rempart » contre le froid et le vent. Les Mésanges à longue queue se rassemblent par exemple dans des cavités d’arbres ou des nichoirs pour passer les nuits glaciales de l’hiver. Elles profitent ainsi de la chaleur dégagée par leurs congénères.
Les dortoirs servent aussi de lieux d’interaction sociale. Ils facilitent la recherche de partenaires et l’échange d’informations sur les sources de nourriture. Les oiseaux qui connaissent les meilleures zones de nourrissage partagent ces informations de manière fortuite, faisant du dortoir un point névralgique pour la survie et l’alimentation.
Rassemblement d’Étourneaux sansonnets
La formation des dortoirs
L’arrivée au dortoir, qui se produit généralement en fin de journée pour les dortoirs nocturnes, peut être influencée par des facteurs tels que l’heure du coucher du soleil, les conditions météorologiques ou la distance des zones de nourrissage. Avant de rejoindre leur dortoir final, des espèces comme la Grue cendrée ou l’Étourneau sansonnet se rassemblent dans des lieux appelés « pré-dortoirs ». Ces regroupements progressifs joueraient un rôle dans la sécurité des oiseaux. Ils permettraient d’évaluer les dangers potentiels environnants et de naviguer dans l’obscurité, pour donner le moins d’information possible à d’éventuels prédateurs. En plus de favoriser l’alimentation juste avant la nuit, ils offrent un repère aux oiseaux et participent à l’organisation des arrivées au dortoir final.
Des dortoirs diurnes (reposoirs) sont également observés, notamment chez les oiseaux limicoles, qui adaptent leurs comportements au rythme des marées. Des groupes de plusieurs centaines d’individus peuvent ainsi être observés au repos à marée haute :
La prochaine étape de rénovation de cet observatoire est prévue pour les 9, 10 et 11 octobre 2024.
Les travaux risquent d’occasionner du dérangement sur la vasière spatule.
Pour observer les oiseaux sur ces trois journées, privilégiez les autres zones d’observation de la Réserve.
Les travaux se poursuivront dans les semaines qui suivent, avec un dérangement toutefois moins important sur la vasière spatule.
Depuis la création des premiers aménagements en 2008 (lagune Avocette notamment), plusieurs espèces de laro-limicoles se reproduisent dans la Réserve Ornithologique. Les effectifs de couples nicheurs variant d’une année à l’autre, l’Échasse blanche, l’Avocette élégante et la Mouette rieuse font l’objet d’un suivi tout au long de la période de reproduction.
Cette année, afin de faire face à l’impact de la prédation, des actions de gestion hydraulique ont été exercées pour rendre favorable de nouvelles zones de nidification et permettre la dispersion des couples. L’Échasse blanche et l’Avocette élégante préférant des niveaux d’eau bas pour pouvoir construire leur nid sur le sol ou sur des substrats, les niveaux d’eau de la zone Grand Large ont été baissés (notamment à la suite des travaux de réparation de la digue entrepris de février à début avril).
🔹 La saison de nidification 2024 a été fructueuse pour l’Échasse blanche, avec une vingtaine de couples et au moins 6 jeunes volants, ainsi que pour la Mouette rieuse, avec 43 couples nicheurs et au moins 35 jeunes à l’envol.
🔹 Le dernier couple nicheur d’Avocette élégante observé dans la Réserve remonte à 2022, mais son retour est toujours espéré. Chez cette espèce, les couples se forment en hivernage et de nombreux effectifs sont recensés chaque année sur la Réserve.
La baisse des niveaux d’eau a été très favorable à la dispersion des couples d’Échasses blanches et à la survie des jeunes poussins. Elle a montré des comportements intéressants dans sa stratégie de nidification, qui a fait l’objet d’un suivi détaillé par Amélie Garcia.
Pour plus de détails sur les études menées, voici le rapport complet réalisé par Amélie dans le cadre de son stage en Expertise Naturaliste des Milieux (Pôle Sup Nature) :
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